Gauche unie contre Marine Le Pen après la réduction de sa peine d'inéligibilité
Gauche unie contre Le Pen après réduction de peine

Les dirigeants de gauche n'ont pas retenu leurs coups mardi contre Marine Le Pen. La Cour d'appel de Paris a ouvert la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle en réduisant sa peine d'inéligibilité à seulement quinze mois ferme, déjà purgés.

Boris Vallaud qualifie Marine Le Pen de « délinquante »

Le patron des députés PS, Boris Vallaud, a qualifié Marine Le Pen de « délinquante ». « Marine Le Pen est coupable de détournement de fonds publics et le RN a été condamné pour détournement de fonds publics. […] Elle est coupable et c'est une délinquante », a-t-il asséné. « Après, c'est à elle de poser la question de savoir si quand on est une délinquante, on se présente aux électeurs », a ajouté le député des Landes.

Olivier Faure appelle à l'exemplarité

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a estimé que « quand on est candidat à la plus haute fonction présidentielle, on doit pouvoir se montrer exemplaire, ce qui n'est pas le cas ». « Marine Le Pen, maintenant, est seule devant sa conscience », a-t-il déclaré. Mais « la seule décision qui serait une décision moralement acceptable, c'est de se retirer d'une course à la présidentielle dont elle n'a plus la légitimité », a-t-il jugé.

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Jean-Luc Mélenchon : « même poil, même bête »

Pour Jean-Luc Mélenchon, il n'y a « rien de changé quelle que soit la candidature », de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella. « Notre but est de débarrasser le pays du RN et de ses candidats par la voie des urnes et la volonté du peuple lui-même », écrit sur X le candidat de La France insoumise. Il ajoute : « adage créole : "même poil, même bête" et vice versa. Chassons-les tous ! »

Fabien Roussel et François Ruffin dénoncent la corruption

« Une telle condamnation, quel que soit l'aménagement de la peine, ne peut permettre de se présenter devant les Français », a pointé le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel. « Comment imaginer une candidate à l'élection présidentielle qui fait campagne avec ce boîtier à la cheville ? C'est le marqueur du degré de corruption de la nation », a abondé le député François Ruffin.

Marine Tondelier critique le bracelet électronique

De son côté, l'écologiste Marine Tondelier a jugé le port du bracelet électronique « peu compatible » avec une candidature présidentielle. Sur X, elle a déclaré : « Comme je ne suis pas au RN, je respecte cette décision de justice et je me garderais bien de critiquer les juges ». Mais elle est une « privilégiée » qui a « bénéficié d'une grande mansuétude » de la part de la justice, « notamment en passant aussi rapidement en appel ».

Emmanuel Macron refuse de commenter

Interrogé depuis la Syrie, Emmanuel Macron a refusé de s'exprimer sur la réduction de la peine d'inéligibilité de Marine Le Pen. « Ce qui est sain pour la démocratie, c'est que le président de la République ne commente pas les décisions de justice, donc je vais m'en tenir à cette grammaire, qui plus est à l'étranger », a-t-il dit.

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