Alors que les appels à la démission de Gianni Infantino se multiplient, une tribune publiée dans Le Monde le 6 août 2026 souligne que son départ ne résoudrait pas les problèmes structurels de la FIFA. Selon les auteurs, une réforme en profondeur de l'instance est indispensable pour restaurer sa crédibilité et sa légitimité.
Les limites d'un simple changement de dirigeant
La tribune, signée par plusieurs personnalités du football et de la société civile, estime que « remplacer Gianni Infantino ne suffira pas ». Les auteurs pointent du doigt un système de gouvernance défaillant, marqué par un manque de transparence et de contre-pouvoirs. Ils rappellent que les scandales de corruption qui ont éclaboussé la FIFA dans le passé ne sont pas uniquement liés à des individus, mais à une culture institutionnelle profondément ancrée.
Des réformes structurelles attendues
Les signataires proposent plusieurs pistes concrètes : la séparation des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif, la limitation des mandats, la mise en place d'un véritable contrôle indépendant, et une plus grande implication des fédérations nationales et des joueurs dans les processus de décision. Ils insistent également sur la nécessité d'une transparence totale sur les flux financiers, notamment pour les attributions de Coupes du monde.
Un contexte de crise de confiance
Cette tribune intervient dans un contexte où la FIFA est critiquée pour sa gestion des droits humains dans les pays hôtes, notamment au Qatar pour la Coupe du monde 2022, et pour son opacité concernant les contrats de sponsoring. Les auteurs estiment que la crédibilité de l'institution est en jeu, et que sans réformes, le football mondial risque de perdre la confiance de ses acteurs et de ses supporters.
Selon les auteurs, il est temps de passer d'une logique de « sauver les apparences » à une véritable refondation de l'organisation. Ils appellent à une mobilisation de toutes les parties prenantes, y compris les gouvernements et les instances sportives internationales, pour engager ce processus.



