Ferrero (Nutella) sous enquête européenne pour pratiques anticoncurrentielles présumées
Ferrero (Nutella) visé par Bruxelles pour ententes présumées

Ferrero dans le collimateur de Bruxelles pour des pratiques anticoncurrentielles présumées

Le géant italien du chocolat et de la confiserie Ferrero, célèbre pour ses produits Nutella et Kinder, est sous le feu des projecteurs de la Commission européenne. Des inspections inopinées ont été menées sur plusieurs sites de l'entreprise dans deux États membres, confirmant une enquête pour de possibles infractions aux règles de la concurrence.

Des inspections ciblées et une coopération affichée

La direction de Ferrero a reconnu, mercredi 15 avril, que des représentants de la Commission européenne effectuaient des inspections dans ses bureaux. L'entreprise, qui fabrique également les dragées Tic Tac, affirme coopérer pleinement et fournir toutes les informations demandées, sans toutefois divulguer davantage de détails sur l'opération.

Bruxelles, dans un communiqué publié lundi, a exprimé ses craintes quant à d'éventuelles violations des règles interdisant les ententes, les pratiques commerciales restrictives et les abus de position dominante sur le marché unique européen.

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Soupçons de restrictions à la circulation des marchandises

La Commission européenne cherche spécifiquement à vérifier si Ferrero a mis en place des restrictions illégales à la circulation des marchandises entre les États membres. Ces pratiques pourraient inclure :

  • Des obstacles aux achats multinationaux
  • Des entraves à la libre concurrence au sein du marché unique
  • Des mécanismes permettant de pratiquer des prix artificiellement élevés

Ces manœuvres présumées auraient pour conséquence directe de léser les consommateurs européens, contraints de payer plus cher pour des produits comme le Nutella ou les chocolats Kinder.

Un précédent récent avec Mondelez

Il y a deux ans, la Commission européenne avait infligé une amende record de 337,5 millions d'euros au géant américain Mondelez pour des pratiques similaires. Cette sanction rappelle que Bruxelles ne tolère pas les entraves à la concurrence, surtout lorsqu'elles impactent le pouvoir d'achat des citoyens.

Ferrero, fondé à Alba en Italie mais désormais basé au Luxembourg, est un poids lourd de l'agroalimentaire. Avec près de 50 000 employés dans le monde, il a réalisé un chiffre d'affaires de 19,3 milliards d'euros en 2025, en hausse de 4,6 %. Le groupe a récemment absorbé l'américain WK Kellogg, spécialiste des céréales pour le petit-déjeuner, consolidant ainsi sa position dominante.

Une enquête en cours sans préjuger de l'issue

La Commission européenne tient à préciser que ces inspections ne signifient pas que Ferrero est coupable de comportements anticoncurrentiels. L'enquête est toujours en cours et son issue reste incertaine. Cependant, l'ampleur des moyens déployés et le précédent Mondelez montrent la détermination de Bruxelles à protéger la concurrence loyale et les intérêts des consommateurs.

Cette affaire soulève des questions cruciales sur les pratiques des multinationales dans l'Union européenne et leur impact sur le quotidien des ménages. Les consommateurs attendent désormais les conclusions de l'enquête, qui pourraient avoir des répercussions significatives sur le marché de la confiserie et du chocolat.

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