Facturation électronique : pourquoi c'est le moment de s'y mettre
À partir du 1er septembre, plus de 10 millions d'entrepreneurs entreront progressivement dans le dispositif de facturation électronique. Des choix importants sont à faire d'ici là. Initialement prévue pour l'été 2024 et repoussée en 2026 par la loi de finances 2024, la réforme de la facturation électronique impose à tous les entrepreneurs le choix d'un outil numérique. Outre la lutte contre la fraude à la TVA, elle vise à simplifier les obligations déclaratives de TVA, à inciter les entreprises à dématérialiser leurs factures pour plus de fluidité et de rapidité, et à mieux connaître leur activité réelle. Une seule opération permettra d'adresser une facture à un client, d'alimenter sa comptabilité et de transmettre les données exigées par l'administration fiscale.
Un baromètre OpinionWay pour l'Ordre des experts-comptables révèle que 38 % des entreprises n'ont toujours pas défini de plan d'action, que seules 35 % ont choisi leur plate-forme agréée (PA). 42 % déclarent même n'en connaître aucune. Il est donc urgent de se préparer. Les entreprises doivent sélectionner une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) ou utiliser le portail public de facturation (PPF). Le choix doit être fait avant le 1er septembre pour les grandes entreprises et avant le 1er janvier 2027 pour les PME et TPE. La réforme promet une simplification des processus et une meilleure transparence fiscale. Les experts-comptables recommandent de ne pas attendre pour éviter les retards et les pénalités.


