Duralex : trois repreneurs en lice, délai prolongé
Duralex : trois candidats, délai prolongé

Trois candidats se sont manifestés pour reprendre l'entreprise Duralex, célèbre verrier français, placée en redressement judiciaire. Le tribunal de commerce d'Orléans a décidé de prolonger le délai de dépôt des offres de reprise jusqu'au 28 août, afin de laisser aux repreneurs potentiels le temps d'affiner leurs projets. L'entreprise, qui emploie 227 salariés, est basée à La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret.

Une procédure sous tension

Duralex, connu pour ses verres incassables et sa vaisselle en verre trempé, traverse une période difficile. Placée en redressement judiciaire depuis le 24 juillet, l'entreprise doit trouver un repreneur rapidement pour assurer sa pérennité. Le tribunal de commerce d'Orléans a donc accordé un délai supplémentaire, initialement fixé au 21 août, pour permettre aux candidats de présenter des offres solides.

Selon les informations recueillies, les trois candidats en lice sont des industriels français et étrangers. Leur identité n'a pas été officiellement révélée, mais des sources proches du dossier évoquent un groupe verrier européen, un fonds d'investissement et un consortium mené par un ancien dirigeant de l'entreprise. Ces candidats devront présenter un plan de reprise viable, prévoyant notamment le maintien de l'activité et de l'emploi.

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L'importance de Duralex pour le territoire

L'entreprise Duralex est un acteur emblématique de l'industrie verrière française. Fondée en 1945, elle est réputée pour la qualité et la robustesse de ses produits, qui ont fait sa renommée internationale. La possible fermeture de l'usine serait un coup dur pour la région Centre-Val de Loire, où l'entreprise est implantée depuis des décennies.

Les salariés, soutenus par les élus locaux et les syndicats, espèrent que la reprise permettra de sauver les emplois. "Nous restons mobilisés et confiants dans l'avenir de Duralex. Les candidats à la reprise ont montré un intérêt sérieux, et nous espérons que le tribunal retiendra une offre qui préservera l'outil de production et les emplois", a déclaré un représentant du comité social et économique (CSE) de l'entreprise.

Un avenir incertain mais des espoirs

Le tribunal de commerce d'Orléans examinera les offres déposées et rendra sa décision dans les semaines à venir. Si aucune offre n'est jugée recevable, l'entreprise pourrait être liquidée, entraînant la perte de 227 emplois. Cependant, les acteurs locaux se montrent optimistes : la notoriété de la marque et la qualité des produits pourraient attirer des repreneurs sérieux.

Duralex a déjà connu des difficultés par le passé. En 2008, l'entreprise avait été reprise par le groupe international Newell Rubbermaid, avant d'être cédée à un fonds d'investissement en 2014. En 2020, elle avait été rachetée par la société française International Cookware, qui a depuis tenté de redresser l'entreprise. Malgré ces changements de propriétaires, la marque a conservé une image forte auprès des consommateurs.

En attendant, les salariés et les dirigeants espèrent que la prolongation du délai permettra de trouver une solution durable. Le tribunal de commerce d'Orléans a fixé la prochaine audience au 4 septembre, date à laquelle les offres seront examinées. D'ici là, les candidats devront affiner leurs projets et démontrer leur capacité à relancer l'activité.

Des enjeux économiques et sociaux majeurs

La reprise de Duralex est un enjeu crucial pour l'économie locale. L'entreprise est l'un des principaux employeurs de La Chapelle-Saint-Mesmin et contribue au dynamisme de la zone industrielle. En cas de liquidation, ce serait également un gâchis pour le savoir-faire français en matière de verrerie, un secteur déjà fragilisé par la concurrence internationale.

Les pouvoirs publics suivent de près le dossier. Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, avait déclaré en juillet que l'État était "mobilisé pour trouver une solution de reprise" pour Duralex. Des aides financières pourraient être accordées au futur repreneur, sous conditions de maintien de l'emploi et d'investissements.

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Les trois candidats ont jusqu'au 28 août pour déposer leurs offres. Le tribunal de commerce d'Orléans devra ensuite désigner le repreneur, en tenant compte de la solidité du projet, de sa capacité à préserver l'emploi et de l'engagement à long terme. Les salariés, eux, retiennent leur souffle, espérant que l'avenir de Duralex sera assuré.