Selon une note de l’économiste François Ecalle publiée sur son site Fipeco, le niveau des dépenses publiques en France rapportées au PIB a augmenté de 11 points au cours des cinquante dernières années, passant de 46,2 % en 1975 à 57,2 % en 2025.
Une progression en trois phases
Après avoir fortement progressé (+ 8 points) entre 1975 et 1985, le ratio entre dépenses publiques et PIB a connu une croissance plus modérée (+ 3,5 points) les quinze années suivantes, pour atteindre 57,7 % du PIB en 2010. Il a ensuite légèrement baissé (- 0,5 point) jusqu’en 2025, tout en connaissant de fortes variations annuelles. C’est ainsi qu’il a bondi de 55,3 % en 2019 à 61,7 % en 2020, lors de la pandémie de Covid-19.
Les prestations sociales, premières responsables
Sur les 11 points de hausse des dépenses publiques en pourcentage du PIB observés depuis cinquante ans, les prestations sociales, passées de 17,2 % du PIB en 1975 à 25,7 % en 2025, en expliquent à elles seules 8,5 points, relève François Ecalle.
De son côté, la masse salariale des administrations publiques est restée relativement stable au cours des cinq décennies, passant de 10,2 % du PIB en 1975 à 10,6 % du PIB en 2025, tandis que les subventions et autres transferts (aux entreprises, aux ménages et aux organisations internationales comme l’Union européenne) ont contribué à hauteur de 1,5 point environ à la progression globale des dépenses, passant de 5 % du PIB en 1975 à 6,4 % en 2025.
La charge des intérêts de la dette en dents de scie
Enfin, la charge des intérêts de la dette publique a connu depuis cinquante ans d’importantes fluctuations. Alors qu’elle ne représentait que 0,9 % du PIB en 1975, elle est montée pour s’élever à 3,6 % du PIB en 1996. « La baisse des taux d’intérêt l’a ensuite fait décroître jusqu’à 1,3 % en 2020, malgré la hausse de la dette », écrit François Ecalle. Elle augmente à nouveau depuis, et s’est établie à 2,2 % du PIB en 2025.



