Les coulisses du recrutement de Basket Landes dévoilées
Coulisses du recrutement de Basket Landes

Julie Barennes et Céline Dumerc, respectivement coach et directrice sportive de Basket Landes, ont levé le voile sur les coulisses du recrutement lors de la présentation de l’effectif pour la saison 2026-2027. Une saison à peine achevée qu’il faut déjà préparer la suivante, telle est la réalité d’un club, quel que soit son niveau. Cependant, l’effectif landais est en réalité bouclé depuis plusieurs semaines. « Les premiers appels ont été lancés en décembre et cela se poursuit jusqu’en mars, puis les choses se décantent peu à peu », confie Céline Dumerc.

Une période délicate pour les joueuses

La directrice sportive n’hésite pas à qualifier cette période de « désagréable, voire hyper désagréable pour les joueuses et les staffs ». La raison est simple : les négociations se déroulent en pleine saison, entre deux matchs, rendant difficile la sérénité alors que l’avenir se joue. « Julie est très prévenante pour mettre les gens à l’aise », assure Céline Dumerc.

L’entraîneure Julie Barennes, qui contacte directement les agents, les entraîneurs avec qui elle entretient de bonnes relations, et surtout les joueuses, précise : « Il faut maintenir un lien avec les joueuses pour leur expliquer le cheminement. Même celles qui s’apprêtent à partir doivent continuer à jouer pleinement. La confiance mutuelle est essentielle et cela fonctionne plutôt bien. »

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Des choix parfois dictés par les joueuses

Julie Barennes insiste : « Le choix ne revient pas toujours au club ; la décision peut aussi émaner de la joueuse. » C’est le cas de Leïla Lacan, qui aspire à relever de nouveaux défis, notamment aux États-Unis, où elle rejoindra le Connecticut Sun. Interrogées sur une éventuelle frustration de ne pas l’avoir conservée, les deux dirigeantes sourient. « Son départ est tout à fait logique, estime Julie Barennes. Ses saisons sont longues et il est formidable qu’elle privilégie la WNBA. Elle a raison d’en profiter. »

Un recrutement encadré par des quotas

Basket Landes n’a finalement choisi de se séparer que de Julie Wojta, qui n’avait signé que pour un an, et ce, non pour des raisons d’âge (elle a 37 ans), de niveau ou d’engagement. « Nous avons droit à deux joueuses extracommunautaires, et avec Murjanatu Musa (Nigéria) et Trinity San Antonio (Porto Rico), nous les avions déjà… », regrette Julie Barennes. Le club peut également compter sur deux joueuses européennes et six Françaises, l’effectif étant complété par des partenaires d’entraînement issues des Espoirs, notamment Emma Dechanoz et Aminata Diagne, déjà présentes cette saison.

Les cinq nouvelles recrues proviennent toutes de la Ligue féminine, un choix délibéré. « Recruter dans un club étranger disputant une coupe d’Europe est trop coûteux, explique Julie Barennes. De plus, cela nécessite un important travail de détection que je n’ai pas le temps de mener, sans garantir la valeur des championnats étrangers. Il se trouve que j’ai trouvé des joueuses qui me convenaient dans le championnat français. Un recrutement comporte aussi des paris, comme avec Destiny Littleton, et si je peux les éviter, c’est préférable. »

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