Rapport de la Chambre des comptes sur le CCAS de Grasse : situation satisfaisante mais à améliorer
CCAS de Grasse : situation financière satisfaisante selon la Chambre des comptes

La Chambre régionale des comptes Provence-Alpes-Côte d’Azur a rendu public son rapport sur la gestion du Centre communal d’action sociale (CCAS) de Grasse, couvrant la petite enfance, le foyer-restaurant et le service de soins infirmiers à domicile (SSIAD).

Une situation financière globalement satisfaisante mais perfectible

Entre 2020 et 2025, la situation financière du CCAS est jugée « globalement satisfaisante », selon le rapport. Toutefois, la Chambre estime que « la qualité de l’information et le pilotage financiers pourraient être améliorés ». Elle relève que « les charges de gestion du budget principal ont augmenté plus fortement que les produits de même nature, et que la dépendance structurelle à la subvention communale s’est accentuée ».

En matière de ressources humaines, le rapport souligne qu’« une plus grande maîtrise des dépenses de fonctionnement apparaît indispensable. De plus, la prime de fin d’année versée aux agents ne repose sur aucun fondement juridique ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le SSIAD : une situation financière excédentaire qui interroge

Concernant le SSIAD, le rapport pointe « la situation financière excédentaire de ce budget qui masque une déconnexion entre les financements reçus et l’activité réelle. Le faible niveau d’activité du SSIAD interroge sur sa capacité à répondre aux besoins d’une population vieillissante ». La réforme des services autonomie à domicile, engagée depuis 2021, impose une transformation structurelle des services de soins infirmiers à domicile, appelés à se regrouper avec d’autres services d’aide pour former des entités intégrées.

« À Grasse, la mise en œuvre de la réforme apparaît particulièrement complexe. En effet, le territoire se caractérise par une offre d’aide à domicile largement dominée par des opérateurs privés, plaçant le CCAS dans une situation de dépendance vis-à-vis de partenaires extérieurs », indique le rapport. La Chambre prévient : « Dans cinq ans, le SSIAD devra, pour conserver son autorisation, procéder à une fusion complète avec le service d’aide à domicile partenaire. Cette perspective implique, pour le CCAS, de mieux appréhender les métiers et les modalités d’intervention de ce dernier, tout en anticipant plus finement les risques et les enjeux associés à ce rapprochement ».

La réponse du maire de Grasse, Jérôme Viaud

Suite aux observations et recommandations de la Chambre, le maire de Grasse, Jérôme Viaud, a précisé les actions engagées. « Sur l’analyse des besoins sociaux, une nouvelle étude va être lancée, via un bureau d’études, pour actualiser régulièrement les données. Sur la rigueur comptable, la collaboration du CCAS avec la commune est mise en place en 2026. Sur la dépendance financière, les charges augmentent plus vite que les produits, en raison de la hausse des coûts de l’énergie et, surtout, des revalorisations salariales nationales obligatoires (Ségur, point d’indice, primes). Le CCAS dépend ainsi à 40 % de la subvention de la Ville. Sur la gestion des services (SSIAD/SAD), l’excédent du service de soins à domicile s’explique par une pénurie de candidatures de soignants. Pour y remédier, le CCAS engage des recrutements (aides-soignants, intérim) », a déclaré Jérôme Viaud.

Le rapport de la Chambre régionale des comptes met en lumière des défis structurels pour le CCAS de Grasse, notamment en matière de pilotage financier, de ressources humaines et de réforme des services à domicile, tout en reconnaissant une situation financière globalement satisfaisante.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale