Un conseil municipal sous haute tension
Le mardi 28 avril 2026, les élus des Arcs-sur-Argens se sont réunis pour une séance de conseil municipal particulièrement longue et électrique. Une vingtaine de délibérations étaient à l'ordre du jour, mais l'adoption du compte financier unique (CFU) 2025 et le vote du budget primitif 2026 ont dominé les débats, provoquant d'interminables échanges entre la majorité et l'opposition.
Héritage et accusations
Dès le début, Jean-Marc Buti, adjoint aux finances, a présenté le CFU 2025 en critiquant l'ancienne équipe : « Le bilan n'est pas favorable », avec des recettes en stagnation et des charges en hausse. Nathalie Gonzales, cheffe de l'opposition, a répliqué avec vigueur, affirmant que la commune disposait de près de 4,5 millions d'euros de trésorerie et que les investissements passés étaient justifiés. Les échanges ont été marqués par l'ironie et le mépris, et le CFU a finalement été voté à contrecœur par la majorité pour éviter l'ingérence de la cour des comptes.
Débat sur le budget primitif 2026
La discussion sur le budget primitif 2026 a suivi le même schéma. Nathalie Gonzales a longuement justifié ses projets passés, notamment le moulin Sainte-Cécile et le festival des Nuits du Réal, que la majorité qualifie de « gouffre financier » avec 400 000 euros de déficit depuis 2021. La nouvelle équipe a présenté trois projets : un parking en centre-ville, une maison médicale et l'acquisition de l'ancien bâtiment du Crédit Agricole. Cependant, le débat s'est davantage focalisé sur les réalisations passées que sur les investissements futurs.
Fiscalité et subventions
Le maire Marcel Florent a annoncé le maintien des taux d'imposition pour 2026, mais l'opposition a dénoncé des promesses non tenues, car la base fiscale, fixée par l'État, augmente. Les subventions aux associations ont été votées à 117 780 euros, en baisse apparente, mais la Ville prévoit de compléter les montants supérieurs à 9 000 euros au cas par cas, portant l'enveloppe prévisionnelle à 163 000 euros, similaire aux années précédentes.
Plainte et protection fonctionnelle
La tension a culminé en fin de séance avec l'annonce d'une plainte de la commune pour injure publique contre un membre de la liste divers gauche. Le maire a également interrogé Nathalie Gonzales sur sa demande de protection fonctionnelle des élus, liée à une convocation au tribunal dans le cadre du jumelage avec la Pologne. Agacée, elle a justifié son action en impliquant la direction générale de la mairie. Le conseil devra voter sur cette demande lors de la prochaine séance, dans une atmosphère déjà très tendue.



