Le FBI alerte sur des attaques de drones iraniens potentiels contre la Californie
FBI alerte sur drones iraniens contre la Californie

Le FBI alerte sur des attaques de drones iraniens potentielles contre la côte ouest américaine

Les drones iraniens pourraient-ils atteindre la côte ouest des États-Unis, à des dizaines de milliers de kilomètres du Moyen-Orient ? Le FBI a émis un avertissement confidentiel le mois dernier, alertant les forces de l'ordre sur la possibilité que Téhéran tente de riposter à toute frappe en lançant des attaques surprises de drones en Californie. Cette note de sécurité, consultée par Reuters, a été rendue publique mercredi 11 mars, alors que le conflit entamé le 28 février par des bombardements massifs américains et israéliens sur Téhéran entrait dans son douzième jour.

Une alerte rédigée avant le début des hostilités

La formulation de la note du FBI, révélée en premier par ABC News, indique clairement que le texte a été rédigé avant le déclenchement des hostilités. La possibilité de représailles iraniennes sur le territoire américain était donc déjà prise en compte par les services de renseignement. L'alerte a été émise via le Centre régional conjoint de renseignement de Los Angeles, qui regroupe plusieurs agences fédérales.

Le scénario d'une attaque depuis un navire au large

Le rapport cite des informations de la police fédérale américaine selon lesquelles, début février, l'Iran "aurait aspiré à mener une attaque surprise à l'aide de drones" lancés depuis un navire au large contre des cibles en Californie. Cette éventualité était envisagée "dans l'éventualité où les États-Unis mèneraient des frappes contre l'Iran". Le bulletin précise cependant : "Nous ne disposons d'aucune information supplémentaire concernant le moment, la méthode, la cible ou les auteurs" d'une telle attaque. Le FBI a refusé de commenter ce document.

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Le contexte des représailles iraniennes

L'Iran, dont le Guide suprême et d'autres hauts responsables ont été tués lors de frappes aériennes, a déjà riposté par des attaques de missiles et de drones contre Israël et plusieurs États du Golfe abritant des installations militaires américaines. Plusieurs soldats américains ont perdu la vie le deuxième jour de la guerre lors d'une attaque contre une base au Koweït. Cette escalade soulève des questions sur l'extension possible du conflit.

Les réactions politiques contrastées

Interrogé mercredi sur la possibilité que l'Iran intensifie ses représailles, notamment par des frappes sur le sol américain, Donald Trump a balayé cette hypothèse d'un revers de main : "Non, je ne le crains pas", a-t-il déclaré depuis la Maison-Blanche, avant qu'ABC News ne révèle l'existence de la note de sécurité du FBI. En revanche, le gouverneur de Californie Gavin Newsom a adopté une position plus prudente.

L'absence de "menace imminente" selon les autorités californiennes

Le gouverneur Newsom a déclaré qu'il n'avait connaissance d'aucune "menace imminente" pesant sur l'État. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a assuré être "en coordination constante avec les responsables de la sécurité et du renseignement" pour surveiller "les menaces potentielles contre la Californie, y compris celles liées au conflit au Moyen-Orient". Il a ajouté : "Bien que nous n'ayons connaissance d'aucune menace imminente pour le moment, nous restons prêts à faire face à toute situation d'urgence dans notre État".

Le renforcement des dispositifs de sécurité

Le bureau du gouverneur a précisé que le bulletin du FBI faisait partie des nombreuses mises à jour de sécurité que l'État reçoit quotidiennement de ses partenaires fédéraux. La Californie a renforcé son dispositif de sécurité depuis le début du conflit. Devant la presse, Gavin Newsom a également déclaré que l'avertissement du FBI n'était pas une surprise, mais qu'il avait de nombreuses questions quant à l'évolution possible de la guerre avec l'Iran.

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Les interrogations sur la stratégie américaine

Le gouverneur démocrate, pressenti comme candidat potentiel à la présidentielle de 2028, a lancé : "J’aimerais que le président s’adresse aux Américains pour leur expliquer les enjeux de cette affaire. Quel est le but recherché ?". Cette déclaration reflète les préoccupations concernant la clarté de la stratégie américaine dans ce conflit.

La coordination des autorités locales

La maire de Los Angeles, Karen Bass, a elle aussi déclaré que son bureau et le département de police de Los Angeles "travaillaient en étroite collaboration avec leurs partenaires étatiques et fédéraux pour assurer la sécurité des habitants de Los Angeles". Elle a souligné : "À l'heure actuelle, il n'existe aucune menace spécifique ou crédible pour Los Angeles".

L'évaluation des menaces par le département de la Sécurité intérieure

En début de mois, Reuters rapportait que l'Iran et ses alliés pourraient cibler les États-Unis par des attaques. Une évaluation des menaces produite par le département américain de la Sécurité intérieure indique que l'Iran et ses alliés représentent "probablement" une menace d'attaques ciblées contre les États-Unis, bien qu'une frappe physique à grande échelle soit jugée peu probable.

La vulnérabilité particulière de la Californie

Comme le rappelle le New York Times, la côte californienne s'étend sur quelque 1 350 kilomètres, et cet État abrite plus de bases militaires que tout autre État américain. Cette concentration d'infrastructures militaires en fait une cible potentielle. De plus, environ 150 000 Américains d'origine iranienne vivent dans la région de Los Angeles, nombre d'entre eux appartenant à des minorités opprimées en Iran, ce qui ajoute une dimension démographique complexe à cette situation de sécurité.