Une découverte inquiétante aux abords d'une prison du Pas-de-Calais
Le parquet national antiterroriste (Pnat) a confirmé, ce mercredi, l'ouverture d'une enquête pour terrorisme suite à une découverte alarmante effectuée près du centre pénitentiaire de Longuenesse, dans le Pas-de-Calais. Les faits remontent à mardi à l'aube, lorsqu'un véhicule stationné à proximité immédiate de l'établissement carcéral a attiré l'attention des forces de l'ordre.
Le contenu troublant du véhicule
Lors du contrôle opéré par les policiers du commissariat de Saint-Omer, l'intérieur du véhicule a révélé des éléments particulièrement préoccupants. Une arme de poing chargée, une bouteille d'acide chlorhydrique et un drapeau de l'organisation terroriste Daesh ont été saisis sur place. Les deux occupants du véhicule, deux frères, ont immédiatement été placés en garde à vue.
L'enquête s'étend rapidement
L'enquête, initialement ouverte pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et détention d'arme de catégorie B en relation avec une entreprise terroriste, a connu des développements significatifs dans la journée. Les investigations se sont élargies à d'autres infractions, notamment la remise d'objet illicite à détenu et le survol par aéronef de zones interdites.
Cette extension a conduit à l'interpellation de quatre personnes supplémentaires, portant le total à six individus placés en garde à vue. Parmi eux, trois détenus incarcérés au centre pénitentiaire de Longuenesse et un proche des deux frères initialement interpellés. Lors d'une perquisition au domicile de ce membre de l'entourage familial, les enquêteurs ont découvert une deuxième arme de poing ainsi que des munitions.
Le contexte de la découverte
Selon les informations communiquées, le déploiement policier aux abords de la prison aurait été déclenché par un signalement drone vers 2 heures du matin. La CGT du centre pénitentiaire a indiqué qu'une fouille complète de l'établissement avait été menée dans la journée de mardi, une opération décrite comme s'étant déroulée sous tension.
Le syndicat a profité de cette affaire pour dénoncer publiquement ce qu'il qualifie d'augmentation des risques extrêmes dans nos établissements, pointant du doigt un manque criant de sécurité et d'effectifs dans le milieu carcéral.
Des investigations qui se poursuivent
Le parquet antiterroriste a précisé que les investigations se poursuivaient en flagrance et que des précisions complémentaires seraient apportées à leur issue. Cette affaire, qui mêle découverte d'armes, de produits dangereux et de symboles terroristes à proximité immédiate d'un établissement pénitentiaire, soulève de sérieuses questions sur la sécurité des prisons françaises et les risques de radicalisation en milieu carcéral.



