L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a découvert plusieurs tonnes de matières nucléaires sur un site secret en Syrie, construit sous le régime de Bachar al-Assad. Cette découverte, révélée mardi 18 août 2026, met en lumière un programme nucléaire clandestin que Damas n'a jamais déclaré.
Une découverte majeure sur un site non déclaré
Selon un rapport confidentiel de l'AIEA consulté par Le Monde, les inspecteurs ont trouvé des quantités significatives d'uranium non déclaré sur un site situé dans l'est du pays. Le site, qui n'apparaît dans aucune déclaration officielle syrienne, aurait été construit dans les années 2000 sous la direction de Bachar al-Assad.
Les échantillons prélevés indiquent la présence de plusieurs tonnes de matières nucléaires, dont certaines pourraient être utilisées dans un programme de recherche ou de développement d'armes. L'agence onusienne a immédiatement alerté les États membres, soulignant que la Syrie n'avait jamais répondu aux questions sur ses activités nucléaires passées.
Un programme caché depuis des décennies
La Syrie a signé le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) en 1969, mais a toujours nié avoir un programme militaire. En 2007, un site à Al-Kibar avait été détruit par un raid israélien, soupçonné d'abriter un réacteur nucléaire. Cette nouvelle découverte prouve que le programme n'a jamais été entièrement démantelé.
Le rapport de l'AIEA, qui doit être présenté au conseil des gouverneurs en septembre, exige que Damas fournisse des explications sur l'origine et l'utilisation de ces matières. Selon un diplomate européen cité dans l'article, « c'est une violation flagrante de ses obligations internationales ».
Des conséquences diplomatiques et sécuritaires
Cette révélation pourrait relancer les tensions au Moyen-Orient, notamment avec Israël qui a déjà frappé des sites nucléaires syriens par le passé. Les États-Unis ont appelé à une enquête approfondie, tandis que la Russie, alliée de Damas, a demandé des preuves supplémentaires.
L'AIEA a indiqué qu'elle poursuivrait ses inspections et que la Syrie avait l'obligation de coopérer. Aucune date n'a été fixée pour la prochaine visite des inspecteurs, mais l'agence a prévenu que des sanctions pourraient être envisagées si Damas ne répondait pas de manière satisfaisante.



