Un député fidèle à Poutine s'emporte contre le blocage des messageries
À Moscou, dans le métro, le 11 février 2026, la décision des autorités russes de bloquer WhatsApp et Telegram a déclenché une vague de colère inattendue, y compris au sein de la Douma, la chambre basse du Parlement. Cette mesure, orchestrée par Roskomnadzor, le service fédéral de supervision des communications, des technologies de l'information et des médias, souvent considéré comme le bras digital du Kremlin, a suscité des réactions virulentes de la part de députés habituellement loyaux au régime.
Les déclarations explosives de Sergueï Mironov
Parmi les voix les plus critiques figure Sergueï Mironov, une figure politique qui, sous le régime de Vladimir Poutine, est toujours restée fidèle au président. Mercredi 11 février, au lendemain de l'annonce du blocage, M. Mironov s'est fâché tout rouge devant ses collègues députés et des journalistes. « Que faites-vous, bande d'idiots ? » a-t-il lancé, avant d'ajouter avec emphase : « Qui ralentit Telegram ? Allez au front ! Nos gars qui versent leur sang n'ont que ce lien avec leurs familles et leurs amis. Qu'est-ce que vous faites, scélérats ? »
Ses propos, relayés par une partie des médias officiels, mettent en lumière le malaise ambiant au sein des élites politiques russes. Cette réaction inhabituelle souligne l'impact profond de la décision sur la population, notamment les soldats engagés dans des conflits, qui dépendent de ces applications pour communiquer avec leurs proches.
Les implications du blocage par Roskomnadzor
Le blocage de WhatsApp et Telegram, les deux messageries les plus populaires en Russie, intervient dans un contexte de contrôle accru d'Internet par les autorités. Roskomnadzor, en tant qu'organe de régulation, justifie souvent de telles mesures par des raisons de sécurité nationale ou de lutte contre la désinformation. Cependant, cette fois, la décision a provoqué un tollé même parmi les soutiens traditionnels du pouvoir.
- La colère de M. Mironov reflète une fracture potentielle au sein de l'establishment politique.
- Les médias officiels, en relayant ses déclarations, confirment indirectement l'étendue du mécontentement.
- Cette situation pourrait remettre en question l'efficacité des politiques de contrôle numérique en Russie.
En somme, l'incident révèle les tensions croissantes entre les impératifs de sécurité et les besoins de communication de la société russe, y compris dans ses rangs les plus proches du pouvoir.



