Depuis le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis, les dirigeants européens défilent dans le bureau Ovale pour tenter de le rassurer et de le flatter. Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre britannique Keir Starmer, ainsi que le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, surnommé le "chuchoteur de Trump" pour sa courtisanerie, ont tous essayé. Pourtant, rien n'y fait.
Une annonce brutale
Le 1er mai, l'annonce du retrait de 5 000 soldats américains d'Allemagne sur les 40 000 stationnés, d'ici un an, a porté un nouveau coup à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (Otan). Un diplomate européen à Washington a commenté avec ironie : "La flagornerie ne suffit pas toujours à résoudre les problèmes."
Un sentiment d'incompréhension
Les ambassadeurs en poste aux États-Unis ont longtemps eu le sentiment que leurs chancelleries peinaient à comprendre ce qui se jouait réellement dans l'administration Trump. À chaque accroc, elles ont cru, par réflexe, que tout reviendrait dans l'ordre. "Cette fois, on n'a plus besoin de leur expliquer", espère le diplomate.
La rancune, une constante chez Trump
La rancune de Donald Trump envers les Européens est l'une de ses rares constantes. Il les accuse d'avoir "abusé" du parapluie américain au sein de l'Otan. Cette frustration remonte aux années 1980, lorsqu'il achetait des pages de publicité dans plusieurs journaux pour épingler l'aide américaine à l'Europe.
Aujourd'hui, cette position trouve un écho chez une partie des Républicains, rendant la situation encore plus complexe pour les alliés européens.



