Turquie : les 576 manifestants arrêtés le 1er mai à Istanbul ont été libérés
Les 576 personnes interpellées lors des manifestations du 1er mai à Istanbul ont été remises en liberté, a annoncé samedi le ministre de l'intérieur turc, Ali Yerlikaya. Ces arrestations massives avaient suscité de vives critiques de la part des opposants et des défenseurs des droits humains.
Selon le ministre, les personnes arrêtées ont été libérées après avoir été entendues par les autorités judiciaires. Aucune charge n'a été retenue contre elles. Les manifestations du 1er mai, traditionnellement marquées par des rassemblements syndicaux et politiques, ont été interdites par les autorités à Istanbul, ce qui a conduit à des affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants.
Les images de répression ont circulé largement sur les réseaux sociaux, montrant des policiers utilisant des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser la foule. Les organisations de défense des droits humains ont dénoncé une utilisation disproportionnée de la force et une atteinte à la liberté de réunion.
Le gouvernement turc justifie ces interdictions par des raisons de sécurité, affirmant que ces rassemblements pourraient être infiltrés par des groupes terroristes. Cependant, les opposants y voient une tentative de museler la contestation sociale et politique.
La libération des 576 manifestants intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes en Turquie, à l'approche des élections présidentielle et législatives prévues pour 2028. Le président Recep Tayyip Erdogan est accusé par ses détracteurs de dérive autoritaire.
Cette décision de libération pourrait être perçue comme une tentative d'apaisement après les critiques internationales. L'Union européenne et plusieurs ONG avaient appelé à la libération immédiate des personnes arrêtées.



