Trump et Charles III : joutes verbales et diplomatie au banquet de la Maison Blanche
Trump et Charles III : joutes verbales à la Maison Blanche

Un échange mémorable à la Maison Blanche

Le président américain Donald Trump a affirmé mardi, lors d'un banquet à la Maison Blanche, avoir vaincu militairement l'Iran en présence du roi Charles III. En visite d'État de trois jours, le souverain britannique a répondu avec humour aux piques diplomatiques de son hôte, déclenchant les rires de l'assistance.

Les déclarations de Donald Trump

Lors de l'ouverture du banquet, Donald Trump a déclaré : "Nous avons vaincu militairement cet adversaire particulier, et nous ne laisserons jamais cet adversaire posséder une arme nucléaire". Il a ajouté que sur ce point, "Charles est encore plus d'accord avec moi que je ne le suis". Ces propos interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre Washington et Londres sur le dossier iranien.

La réponse cinglante de Charles III

Le roi Charles III a rendu la monnaie de sa pièce à Donald Trump. Faisant référence aux propos tenus par le président américain en janvier au sommet de Davos, où il avait déclaré que sans le soutien américain durant la Seconde Guerre mondiale, les Européens parleraient allemand, le souverain a glissé : "Vous avez récemment déclaré, M. le président, que sans les États-Unis, les pays européens parleraient l'allemand. Oserais-je dire que sans nous vous parleriez français". Une allusion aux origines britanniques et françaises de nombreux toponymes aux États-Unis, due à l'installation de colons des deux anciennes puissances rivales.

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Une visite d'État sous haute tension

Cette visite de Charles III vise à consolider la "relation spéciale" entre Londres et Washington, mise à mal par les désaccords entre Donald Trump et le Premier ministre britannique Keir Starmer sur la guerre en Iran. En cette année du 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, le président républicain a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le chef d'État britannique avec tous les honneurs : militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison Blanche par des avions de combat.

Le programme du roi à New York

Ce mercredi, Charles III et la reine Camilla se rendent à New York. Ils commenceront par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3 000 personnes il y a 25 ans. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, sera présent. Le roi a déclaré mardi devant le Congrès : "Cette tragédie a été un moment fondateur pour l'Amérique, et votre douleur, votre choc a été ressenti de par le monde. Nous nous sommes alors tenus à vos côtés. Et nous sommes aujourd'hui à vos côtés pour se souvenir de ce jour qui ne devra jamais être oublié".

Le roi rencontrera ensuite des secouristes du 11-Septembre et des familles de victimes, avant de visiter un projet de ferme urbaine. Pendant ce temps, Camilla célébrera le 100e anniversaire de Winnie l'ourson à la bibliothèque municipale de New York en offrant un jouet à l'effigie de Petit Gourou. Le roi participera également à un événement économique centré sur la coopération entre le Royaume-Uni et les États-Unis, en présence d'investisseurs et de patrons d'entreprises.

Une relation spéciale à réparer

Cette visite d'État de plusieurs jours devait aider à recoller les morceaux d'une relation spéciale fissurée par les désaccords politiques entre Donald Trump et Keir Starmer à propos de la guerre en Iran. Malgré les tensions, les deux hommes ont affiché une certaine complicité lors du banquet, mêlant humour et diplomatie.

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