Une campagne publicitaire controversée
La filiale sud-coréenne de Starbucks a déclenché une vive polémique après avoir utilisé des références au massacre de Gwangju, survenu en 1980, dans le cadre d'une campagne promotionnelle. L'événement, qui a marqué l'histoire du pays, est un sujet sensible en Corée du Sud.
Des symboles jugés inappropriés
La campagne mettait en avant des éléments visuels et des slogans rappelant les manifestations pro-démocratie de Gwangju, où des centaines de civils ont été tués par l'armée. Les internautes ont rapidement exprimé leur colère sur les réseaux sociaux, accusant Starbucks de banaliser un drame historique à des fins commerciales.
Réactions indignées
De nombreux Sud-Coréens ont appelé au boycott de l'enseigne, estimant que cette utilisation était irrespectueuse envers les victimes et leurs familles. Des associations de défense des droits de l'homme ont également condamné cette initiative, demandant des excuses publiques.
Starbucks présente ses excuses
Face à la pression, la direction locale de Starbucks a présenté ses excuses, affirmant qu'il n'y avait aucune intention de manquer de respect. L'entreprise a retiré la campagne et promis de revoir ses processus internes pour éviter de telles erreurs à l'avenir.
Un contexte historique douloureux
Le massacre de Gwangju reste une blessure ouverte dans la société sud-coréenne. Chaque année, des commémorations rappellent les événements tragiques de mai 1980, lorsque des citoyens protestant contre le régime autoritaire de Chun Doo-hwan ont été réprimés dans le sang.
Cette polémique survient alors que les entreprises étrangères sont de plus en plus surveillées pour leur sensibilité aux enjeux historiques locaux. Starbucks, qui compte des centaines de magasins en Corée du Sud, devra redoubler de prudence pour regagner la confiance des consommateurs.



