Échec des pourparlers de paix Russie-Ukraine à Istanbul
Pourparlers de paix Russie-Ukraine : échec à Istanbul

Pourparlers de paix à Istanbul : un échec rapide

Les premiers pourparlers de paix entre la Russie et l'Ukraine depuis mars 2022 se sont soldés par un échec vendredi à Istanbul. Les exigences russes ont été jugées inacceptables par Kiev, selon une source ukrainienne. Malgré l'absence de progrès sur un cessez-le-feu, les deux parties ont convenu d'échanger 1 000 prisonniers de guerre et de soumettre par écrit leurs conditions.

Des discussions de moins de deux heures

Les deux délégations sont restées moins de deux heures dans le palais de Dolmabahce sur le Bosphore. Elles avaient été réunies sous la pression des États-Unis et de la Turquie, pour la première fois depuis le début de l'invasion russe. Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a annoncé l'accord sur l'échange de prisonniers et la transmission écrite des conditions.

Des demandes russes jugées irréalistes

Une source ukrainienne a déclaré à Reuters que les négociateurs russes avaient formulé des demandes "détachées de la réalité" et allant bien au-delà de ce qui avait été discuté précédemment. Dès la fin des discussions, Volodymyr Zelensky s'est entretenu avec le président américain Donald Trump et ses alliés européens.

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La Russie se dit satisfaite

Le chef de la délégation russe, Vladimir Medinski, s'est dit "satisfait" et prêt à poursuivre les contacts. Il a précisé que chaque partie présenterait sa vision d'un éventuel cessez-le-feu. La partie ukrainienne a demandé des entretiens directs entre les dirigeants, demande dont Moscou a pris note.

Poutine snobe la rencontre

Vladimir Poutine avait appelé à des négociations directes en Turquie, mais a snobé la réunion d'Istanbul, alors que Zelensky l'avait mis au défi de le rencontrer et que Donald Trump s'était dit prêt à participer. Zelensky a réaffirmé que la priorité de Kiev était "un cessez-le-feu complet, inconditionnel et honnête".

Menaces de sanctions sans annonces concrètes

Les États-Unis et l'Union européenne ont menacé de nouvelles sanctions visant les secteurs financier et énergétique russes, mais n'ont fait aucune annonce concrète. Kiev déplore "l'organisation d'un spectacle" de la part de la Russie.

Réactions des alliés européens

Le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre polonais Donald Tusk ont déclaré dans un communiqué conjoint que "la position russe est clairement inacceptable".

Enfants ukrainiens et prisonniers

Le ministre ukrainien de la Défense, Roustem Oumerov, avait souhaité discuter du retour des enfants ukrainiens enlevés et d'un échange de tous les prisonniers. Moscou et Kiev se renvoient la responsabilité de l'échec.

Conditions russes : une capitulation pour Kiev

La Russie exige l'annexion des cinq régions ukrainiennes qu'elle occupe, le désarmement de l'Ukraine et son refus d'intégrer l'Otan. Kiev considère ces conditions comme une capitulation.

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