Négociations de paix au Moyen-Orient : Trump dévoile un plan en 15 points pour l'Iran
Le président américain Donald Trump a affirmé ce mercredi 25 mars 2026 que les États-Unis et l'Iran négocient « en ce moment » pour tenter de mettre un terme au conflit qui secoue la région. Cette annonce intervient alors que Téhéran a tiré des salves de missiles et de drones contre ses voisins du Golfe et Israël, et que ce dernier continue de bombarder l'Iran et le Liban.
Un plan de paix ambitieux en 15 points
Selon plusieurs médias, dont le New York Times et la chaîne israélienne Channel 12, l'administration Trump a proposé un plan de paix en 15 points à l'Iran par l'intermédiaire du Pakistan. Ce plan inclut notamment :
- Un cessez-le-feu d'un mois pour permettre aux autorités iraniennes d'étudier les demandes américaines.
- Cinq points concernant le programme nucléaire iranien, avec des exigences strictes :
- L'Iran ne doit jamais tenter de se doter de l'arme atomique.
- Téhéran doit remettre tout son combustible enrichi à une date fixée.
- Plusieurs installations nucléaires importantes doivent être démantelées.
- L'abandon du soutien aux groupes proxy dans la région, comme le Hezbollah libanais ou le Hamas palestinien.
- Des limites sur la quantité et la portée des missiles iraniens.
- L'ouverture permanente du détroit d'Ormuz pour la circulation maritime.
En contrepartie, l'Iran obtiendrait une levée des sanctions internationales et un soutien pour son programme nucléaire civil.
Une équipe américaine de haut niveau aux commandes
Donald Trump a précisé que son émissaire Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner, le vice-président J. D. Vance et le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio participent activement au processus de négociation. La Maison Blanche et le département d'État n'ont pas réagi immédiatement aux demandes de commentaires.
Premier geste de l'Iran : l'ouverture partielle du détroit d'Ormuz
Dans un contexte où Emmanuel Macron a appelé l'Iran à « s'engager de bonne foi dans des négociations » lors d'un appel nocturne avec le président iranien Massoud Pezeshkian, Téhéran a annoncé que les « navires non hostiles » pouvaient désormais bénéficier d'un passage sûr par le détroit d'Ormuz. Cette décision, communiquée par l'Organisation maritime internationale, marque un assouplissement après des semaines de blocage qui avaient fait flamber les prix du pétrole.
Donald Trump a évoqué mardi « un très gros cadeau » lié aux hydrocarbures, sans donner de précisions, qui pourrait être lié à cette réouverture partielle. En réaction, les cours du pétrole ont retombé mercredi et les Bourses d'Asie sont revenues dans le vert.
Déni officiel de Téhéran mais ouverture discrète
Malgré ces avancées, l'Iran n'a pas confirmé officiellement la tenue de négociations. Mohammad Baqer Qalibaf, président du Parlement iranien – présenté comme l'interlocuteur des États-Unis – a même démenti en bloc. Cependant, la diplomatie iranienne a reconnu en début de semaine avoir reçu, via des « pays amis », des « messages transmettant une demande américaine de négociations ».
Cette situation crée un équilibre précaire entre les déclarations publiques et les pourparlers discrets, alors que la région reste sous tension malgré les promesses de paix.



