Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a affirmé le 11 juillet 2026 que la vengeance de la mort de son père, l'ayatollah Ali Khamenei, assassiné en 2025, « doit s'accomplir inévitablement ». Cette déclaration a été faite lors d'un discours devant des milliers de fidèles à Téhéran, marquant le premier anniversaire de l'attentat.
Un discours empreint de détermination
Devant une foule rassemblée sur la place Azadi, Mojtaba Khamenei, âgé de 57 ans, a prononcé un discours de près d'une heure, retransmis en direct par la télévision d'État. Il a déclaré : « Le sang de mon père ne sera pas versé en vain. Les responsables de cet acte lâche devront répondre de leurs actes, et la vengeance s'accomplira, quoi qu'il en coûte. » Selon des sources officielles, au moins 500 000 personnes ont assisté à l'événement.
Les circonstances de l'assassinat
L'ayatollah Ali Khamenei, qui avait dirigé l'Iran pendant 36 ans, a été tué le 12 juillet 2025 dans un attentat à la voiture piégée à Machhad. L'attaque avait également coûté la vie à 12 autres personnes, dont deux gardes du corps et trois passants. Les autorités iraniennes avaient alors accusé Israël et les États-Unis d'être derrière l'attentat, sans toutefois fournir de preuves publiques. Aucune revendication n'a été émise.
Un appel à l'unité nationale
Dans son discours, Mojtaba Khamenei a également appelé à l'unité nationale face aux « ennemis de l'Iran ». Il a souligné que la vengeance ne doit pas être comprise comme un acte de violence aveugle, mais comme une « justice immanente ». Il a précisé : « Nous ne cherchons pas la guerre, mais nous ne reculerons pas devant nos responsabilités pour défendre notre nation et notre révolution. »
Réactions internationales
Les déclarations du guide suprême ont suscité des réactions contrastées. Le porte-parole du département d'État américain a qualifié ces propos de « dangereux et déstabilisateurs », tandis que le gouvernement israélien a refusé de commenter. De son côté, le Hezbollah libanais a exprimé son soutien inconditionnel à l'Iran. L'ONU a appelé à la retenue, craignant une escalade régionale.
Contexte de tensions accrues
Depuis l'assassinat de l'ayatollah Khamenei, les tensions au Moyen-Orient sont à leur comble. L'Iran a procédé à plusieurs tirs de missiles balistiques contre des positions israéliennes présumées en Syrie, et les forces américaines dans la région ont été mises en état d'alerte. Selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) publié en juin 2026, l'Iran a enrichi de l'uranium à 84 %, se rapprochant du seuil nécessaire pour une arme nucléaire.
Une succession sous tension
Mojtaba Khamenei a été désigné guide suprême par l'Assemblée des experts en août 2025, après la mort de son père. Sa légitimité est contestée par une partie de la population et de l'élite politique, qui lui reprochent son manque d'expérience et son lien familial. Des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes, réprimées par les forces de sécurité. Selon Amnesty International, au moins 150 personnes ont été tuées lors de ces protestations.
Perspectives
L'annonce de la vengeance inévitable pourrait renforcer la position de Mojtaba Khamenei auprès des durs du régime, mais risque également d'isoler davantage l'Iran sur la scène internationale. Les analystes estiment que cette rhétorique belliqueuse pourrait précipiter une confrontation directe avec Israël et les États-Unis, avec des conséquences imprévisibles pour la région.



