Iran : Washington met en garde Téhéran avant le sommet au Pakistan sur la trêve et les avoirs gelés
Iran : Washington met en garde avant le sommet au Pakistan

Iran : Washington met en garde Téhéran avant le sommet au Pakistan

Alors que le vice-président américain JD Vance s'apprête à participer à des négociations de paix à Islamabad, l'Iran a posé des conditions préalables strictes, jetant un doute sur la tenue de ce sommet crucial. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a exigé vendredi l'application immédiate d'un cessez-le-feu au Liban et le déblocage des actifs financiers de son pays, gelés à l'étranger, avant toute discussion avec les États-Unis.

Des exigences iraniennes et des menaces américaines

De son côté, le président Donald Trump a affirmé que l'Iran ne disposait d'"aucune carte en main" autre que le blocage persistant du détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures. Il a menacé Téhéran de nouvelles frappes en cas d'échec des pourparlers. Avant son départ pour Islamabad, JD Vance avait lancé un avertissement clair à l'Iran, l'appelant à "ne pas se jouer" de Washington, tout en promettant d'"essayer de mener des négociations positives" si Téhéran faisait preuve de bonne foi.

Le flou persiste sur la délégation iranienne

La capitale pakistanaise, placée sous haute sécurité, s'est transformée en ville fantôme en prévision des discussions qui doivent se tenir dans un hôtel de luxe. Alors que JD Vance est attendu samedi matin, accompagné de l'émissaire spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner, le flou règne du côté iranien. L'agence de presse Tasnim a démenti les informations selon lesquelles une équipe de négociateurs iraniens serait déjà arrivée à Islamabad. Des citoyens iraniens, comme un habitant de Téhéran de 30 ans, expriment leurs doutes sur la sincérité de l'administration Trump.

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Crispations régionales et enjeux nucléaires

Les tensions restent vives au Liban, où des frappes israéliennes ont fait 357 morts mercredi, selon un nouveau bilan, quelques heures seulement après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Israël affirme avoir tué 180 combattants du Hezbollah ce jour-là. Parallèlement, des pourparlers doivent avoir lieu la semaine prochaine entre le Liban et Israël à Washington, une initiative rejetée par le Hezbollah. Les deux belligérants s'opposent également sur le dossier nucléaire, l'Iran excluant toute restriction de son programme d'enrichissement d'uranium.

L'ombre du détroit d'Ormuz

Le blocage quasi total du détroit d'Ormuz par l'Iran depuis le début de la guerre constitue un autre obstacle majeur aux négociations. La réouverture de cette voie maritime stratégique était une condition du cessez-le-feu. La principale association européenne d'aéroports a mis en garde contre une pénurie imminente de kérosène si la situation ne se normalise pas dans les trois prochaines semaines. Sur les marchés financiers, la prudence règne, avec des cours du pétrole stabilisés sous les 100 dollars après le bref soulagement apporté par la trêve.

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