L'Iran a déclaré ce samedi être prêt à reprendre la guerre ou à privilégier la diplomatie, affirmant que la balle est désormais dans le camp des États-Unis. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, alors que les négociations indirectes entre Téhéran et Washington se poursuivent.
Une position ambiguë
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a indiqué que son pays ne fermait aucune porte. « Nous sommes prêts à toutes les éventualités. Si les États-Unis choisissent la voie diplomatique, nous y répondrons favorablement. S'ils optent pour la confrontation, nous sommes également préparés », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Le rôle des puissances régionales
Cette annonce intervient alors que des médiateurs régionaux, dont le Qatar et l'Arabie saoudite, tentent de faciliter le dialogue. L'Iran a réaffirmé sa volonté de parvenir à un accord garantissant ses droits nucléaires, tout en soulignant que toute pression militaire serait contre-productive.
Les États-Unis n'ont pas encore réagi officiellement à ces propos. Toutefois, des sources diplomatiques américaines suggèrent que Washington reste ouvert à une solution négociée, mais exige des garanties concrètes de la part de Téhéran concernant son programme nucléaire.
Un équilibre fragile
La région du Moyen-Orient reste en proie à des tensions, avec des affrontements sporadiques entre les forces iraniennes et israéliennes. L'armée israélienne a renforcé sa présence à la frontière nord, tandis que les Gardiens de la révolution iraniens ont effectué des manœuvres militaires dans le golfe Persique.
Les experts estiment que la situation pourrait évoluer rapidement, en fonction des décisions prises à Washington. « L'Iran joue une carte de double langage, mais le temps presse. Une escalade militaire aurait des conséquences désastreuses pour toute la région », analyse un chercheur spécialiste du Moyen-Orient.
En attendant, la communauté internationale appelle à la retenue et à la reprise des pourparlers. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a exhorté les deux parties à privilégier le dialogue pour éviter un embrasement généralisé.



