Le Hezbollah a accusé Israël d'avoir violé le cessez-le-feu à deux reprises en moins de quarante-huit heures, selon un communiqué publié mercredi 25 juin. La première violation aurait eu lieu mardi soir, lorsque l'artillerie israélienne a tiré plusieurs obus en direction de la localité libanaise de Kfar Shouba, dans le sud du pays. La seconde s'est produite mercredi matin, avec le survol de drones israéliens au-dessus de la région de Marjayoun, toujours selon la même source.
Réactions et contexte
Le Hezbollah a qualifié ces actions de "violations flagrantes" de l'accord de cessez-le-feu, qui avait été conclu sous l'égide de l'ONU en 2006. Israël n'a pas commenté officiellement ces accusations, mais des sources militaires israéliennes ont indiqué que les tirs d'artillerie étaient une réponse à des tirs de roquettes depuis le Liban, ce que le Hezbollah dément.
Implications régionales
Ces incidents surviennent dans un contexte de tensions accrues entre Israël et le Hezbollah, soutenu par l'Iran. Selon des analystes, ces violations pourraient déstabiliser davantage la région, déjà marquée par des affrontements ponctuels. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé les deux parties à la retenue et à respecter la résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui a mis fin à la guerre de 2006.
Chiffres et précédents
Depuis le début de l'année 2026, au moins 12 violations du cessez-le-feu ont été signalées, selon la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL). La plupart sont attribuées à des tirs d'artillerie ou des survols de drones. En mai dernier, un incident similaire avait failli dégénérer en affrontement direct.
"Ces actions mettent en danger la stabilité fragile de la région et pourraient entraîner une escalade que personne ne souhaite", a déclaré un porte-parole de la FINUL cité par Reuters. Le Hezbollah a prévenu qu'il se réservait le droit de répondre à toute agression, tout en disant vouloir préserver la trêve.



