Guerre Iran-Israël : Trump menace d'étendre les frappes, Téhéran promet de résister
Guerre Iran-Israël : Trump menace, Téhéran résiste

Guerre Iran-Israël : escalade des tensions et menaces réciproques

Le conflit armé entre l'Iran et Israël, soutenu par les États-Unis, est entré dans sa deuxième semaine avec une intensification notable des hostilités. Les déclarations belliqueuses des dirigeants des deux camps laissent présager une prolongation et une extension du conflit dans la région du Moyen-Orient.

Menaces américaines et frappes israéliennes

Le président américain Donald Trump a menacé samedi d'étendre considérablement les frappes contre l'Iran. Sur son réseau social Truth Social, il a déclaré : « Aujourd'hui, l'Iran sera frappé très durement ! », précisant que les cibles pourraient inclure « des zones et des groupes de personnes qui n'avaient encore jamais été considérés comme des cibles ».

Ces déclarations interviennent alors que l'armée israélienne a lancé une nouvelle offensive majeure contre des sites iraniens. Samedi matin, plus de 80 avions de chasse ont mené des frappes contre des infrastructures militaires à Téhéran et Ispahan, visant notamment une académie militaire, un centre de commandement souterrain et un site de stockage de missiles.

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Des images de l'AFP montrent des flammes et de la fumée s'élevant de l'aéroport international Mehrabad de Téhéran, l'un des deux aéroports desservant la capitale iranienne. Le bilan des opérations israélo-américaines depuis le début du conflit s'élève à plusieurs milliers de cibles frappées, avec des dommages importants sur des sites stratégiques.

La réponse iranienne : refus de capituler

Face à ces menaces, le président iranien Masoud Pezeshkian a adopté un ton provocateur lors d'un discours télévisé samedi. Répondant à la demande de « capitulation inconditionnelle » formulée par Donald Trump la veille, il a affirmé : « Les ennemis (Israël et les États-Unis) peuvent emporter dans leurs tombes leur souhait de voir le peuple iranien se rendre ».

Le dirigeant iranien s'est toutefois excusé auprès des pays voisins pour les frappes iraniennes qui les ont touchés depuis le début du conflit. Ces attaques se poursuivaient encore samedi, avec notamment le lancement d'une « vague massive d'attaques de drones » contre des bases américaines dans la région.

La marine iranienne a également pris pour cible le pétrolier Prima dans le golfe alors qu'il tentait de traverser le détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour le transport maritime mondial que l'Iran a fermé.

Conséquences humanitaires et extension régionale

Les autorités iraniennes affirment qu'environ un millier de personnes ont été tuées depuis le début de la guerre, dont 30% seraient des enfants selon le porte-parole du gouvernement vendredi. L'AFP ne peut pas vérifier ces affirmations de manière indépendante.

Le conflit s'étend désormais bien au-delà des frontières iraniennes :

  • Pays du Golfe : Des explosions ont été entendues à Dubaï et Manama samedi matin. L'Arabie saoudite a détruit un missile balistique visant la base aérienne du prince Sultan abritant des militaires américains.
  • Liban : Un « désastre humanitaire » se profile selon le Premier ministre Nawaf Salam, avec le déplacement massif des habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.
  • Extension géographique : Le conflit touche désormais Chypre, l'Azerbaïdjan et le Kurdistan irakien, où les Gardiens de la Révolution iraniens disent avoir visé des « groupes séparatistes ».

Impact économique et énergétique

La paralysie de nombreux flux d'hydrocarbures en provenance du Golfe fait s'envoler les cours du pétrole. Les monarchies du Golfe, qui abritent des infrastructures énergétiques vitales pour la production mondiale d'hydrocarbures, continuent de vivre au rythme des alertes après des frappes répétées de l'Iran.

L'aéroport de Dubaï, le plus fréquenté au monde pour le trafic international, a annoncé samedi la reprise partielle de ses opérations après une brève suspension due à une interception aérienne au-dessus de l'aéroport.

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Alors que la guerre entre dans sa deuxième semaine, les perspectives de désescalade semblent minces. Les déclarations belliqueuses des deux camps, combinées à l'extension géographique du conflit et à ses conséquences humanitaires croissantes, laissent craindre une prolongation et une intensification des hostilités dans les jours à venir.