Guerre au Moyen-Orient : Trump promet une fin proche, l'Iran riposte avec fermeté
Guerre au Moyen-Orient : Trump et l'Iran s'affrontent verbalement

Conflit au Moyen-Orient : les déclarations contradictoires de Trump et de l'Iran

Onze jours après le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, les frappes continuent de s'intensifier au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a affirmé que la guerre était "en avance sur le calendrier" et pourrait se terminer prochainement, tandis que Téhéran assure se battre "aussi longtemps que nécessaire". Les Gardiens de la Révolution iraniens ont répliqué qu'ils décideraient seuls de la fin du conflit.

Des frappes israéliennes de grande ampleur sur Téhéran

L'armée israélienne a annoncé avoir lancé une vague de frappes "de grande ampleur" sur la capitale iranienne, ciblant ce qu'elle qualifie de "cibles terroristes". Cette offensive intervient alors que les États-Unis ont frappé plus de 5 000 cibles depuis le début du conflit, incluant des navires, des systèmes de défense aérienne et des installations de production de missiles.

Dans le sud et l'est du Liban, bastions du Hezbollah, des frappes israéliennes ont visé plusieurs villages. L'armée israélienne a même adressé un "avertissement urgent" aux habitants du sud du Liban, leur demandant d'évacuer la zone au plus vite pour éviter de "mettre leur vie en danger".

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La réponse ferme de l'Iran et ses alliés

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a clairement indiqué que des négociations avec Washington "ne sont plus à l'ordre du jour". Il a ajouté que l'Iran était prêt à poursuivre les frappes de missiles "aussi longtemps que nécessaire".

Les factions armées pro-iraniennes en Irak ont également été touchées, avec quatre combattants tués dans une frappe nocturne dans la région de Dibs. Les Brigades de l'Imam Ali ont immédiatement accusé l'aviation américaine d'être responsable de ce bombardement.

Les attaques s'étendent à la région du Golfe

Les Émirats arabes unis ont fait face à une nouvelle attaque de drones et de missiles iraniens, selon leur ministère de la Défense. Au Bahreïn, une attaque sur une zone résidentielle de Manama a fait un mort et plusieurs blessés, le ministère de l'Intérieur pointant directement du doigt l'Iran.

Face à cette escalade, l'Australie a décidé de déployer un avion de reconnaissance dans le Golfe pour protéger les civils, tandis que cinq footballeuses iraniennes ont obtenu le droit d'asile dans ce pays après avoir refusé de chanter l'hymne national lors d'un tournoi.

L'impact sur les marchés pétroliers et la diplomatie

Les cours du pétrole ont connu des variations extrêmes, avec un pic à 115 dollars le baril avant de redescendre sous les 100 dollars. Donald Trump a annoncé qu'il allait lever certaines sanctions sur le pétrole "afin de réduire les prix", une décision qui a contribué à rassurer les marchés après ses déclarations sur une fin proche du conflit.

Sur le front diplomatique, le président américain s'est félicité d'un appel "positif" avec son homologue russe Vladimir Poutine concernant l'Ukraine. De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian a proposé à la Turquie la création d'une "équipe conjointe" pour enquêter sur les "prétendues attaques de missiles iraniens", accusant les États-Unis et Israël de vouloir "semer la discorde" entre l'Iran et ses voisins.

Alors que Donald Trump décrit cette guerre comme une "petite excursion", la réalité sur le terrain montre une intensification des combats et des positions irréconciliables entre les belligérants, laissant présager une prolongation du conflit malgré les déclarations optimistes du président américain.

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