Guerre au Moyen-Orient : Macron propose un moratoire, Téhéran attaque le Qatar
Guerre au Moyen-Orient : Macron propose moratoire, Iran attaque Qatar

Guerre au Moyen-Orient : une escalade dangereuse entre dans sa 19e journée

Le conflit qui ravage le Moyen-Orient entre ce jeudi 19 mars 2026 dans sa 19e journée avec une escalade préoccupante. Les tensions atteignent un nouveau sommet après des frappes iraniennes contre des infrastructures énergétiques cruciales au Qatar, provoquant des menaces de représailles de la part des États-Unis et une proposition de moratoire de la France.

L'Iran attaque le Qatar, Donald Trump menace Téhéran

Le Qatar, deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), a signalé tôt jeudi de nouveaux "dommages considérables" sur le complexe gazier de Ras Laffan, le plus important site de GNL au monde. Cette attaque iranienne fait suite à celle de mercredi et intervient quelques heures après que Israël a visé des installations iraniennes desservant l'immense champ gazier South Pars/North Dome, partagé entre l'Iran et le Qatar.

La défense civile qatarie a maîtrisé les incendies sur place et aucune victime n'a été signalée. Cependant, le président iranien Massoud Pezeshkian avait mis en garde contre le risque de "conséquences incontrôlables" d'attaques contre des infrastructures énergétiques. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé les États-Unis et Israël d'anéantir des infrastructures énergétiques, promettant une riposte "bien plus sévère".

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Ces développements ont provoqué la colère de Donald Trump, qui a menacé Téhéran sur sa plateforme Truth Social. Le président américain a averti que si l'Iran "attaque" encore ce pays, les États-Unis, avec ou sans Israël, "détruiront massivement l'intégralité du gisement de gaz de South Pars" avec une force sans précédent.

Les cours du pétrole en forte hausse

Conséquence directe de ces frappes, le cours du baril de Brent, référence du marché pétrolier mondial, a grimpé de plus de 5% dans les échanges asiatiques jeudi. Vers 6 heures, le baril de Brent de la mer du Nord gagnait encore 4,51% à 112,22 dollars, tandis que le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, prenait 1,12% à 97,40 dollars.

Emmanuel Macron propose un moratoire

Le président français Emmanuel Macron a proposé un moratoire sur les frappes contre les infrastructures civiles, en particulier énergétiques et hydrauliques. Il a déclaré avoir échangé sur ce sujet avec le président américain Donald Trump et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.

"Il est d'intérêt commun de mettre en œuvre sans délai un moratoire sur les frappes ciblant les infrastructures civiles, en particulier les infrastructures énergétiques et hydrauliques", a affirmé le président français sur X, appelant à ce que les populations soient "préservées de l'escalade militaire".

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé se rendre ce jeudi au Liban, où l'armée israélienne poursuit son offensive contre le Hezbollah chiite pro-iranien. Cette visite vise à manifester le "soutien et la solidarité de la France avec le peuple libanais, entraîné dans une guerre qu'il n'a pas choisie".

Incidents maritimes dans le golfe d'Oman

Un navire a été touché mercredi par un "projectile inconnu" à l'est des Émirats arabes unis dans le golfe d'Oman, près du détroit d'Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO. Un incendie a été déclenché à bord suite à cet incident, intervenu à une vingtaine de kilomètres à l'est de Khor Fakkan, au sud du détroit.

Ce passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures est actuellement bloqué par l'Iran en riposte à l'offensive américano-israélienne du 28 février.

Vers un couloir maritime sécurisé ?

Au deuxième jour d'un sommet de crise à Londres, l'Organisation maritime internationale (OMI) s'apprête à demander ce jeudi la mise en place d'un "corridor maritime sûr" afin de faciliter l'évacuation en toute sécurité des navires marchands depuis les zones à haut risque. L'organe onusien chargé de la sécurité en mer estime que 20 000 marins patientent aujourd'hui à bord de 3 200 bateaux près du détroit d'Ormuz.

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Cette mesure vise à répondre à la situation critique créée par le blocage de ce passage stratégique pour le transport des hydrocarbures, imposé par l'Iran en représailles aux frappes américaines et israéliennes.