Guerre au Moyen-Orient : escalade militaire et conséquences régionales
Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans son cinquième jour, les tensions s'intensifient avec de nouvelles frappes israéliennes en Iran et au Liban ce mercredi 4 mars 2026. Des explosions ont retenti à Beyrouth, où des frappes ont visé la banlieue sud, bastion du Hezbollah, ainsi qu'un hôtel à Hazmieh, une zone chrétienne proche du palais présidentiel. Au moins onze personnes ont perdu la vie au Liban selon les autorités locales.
Frappes israéliennes et représailles iraniennes
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé des dizaines de cibles en Iran, incluant des centres de commandement à Téhéran. Dans un communiqué, elle précise avoir largué des munitions sur des installations de la Sécurité intérieure. En réponse, les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé avoir tiré une quarantaine de missiles sur des cibles américaines et israéliennes, dans le cadre de l'opération "Promesse honnête-4".
Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a déclaré que tout successeur au guide suprême iranien serait une cible à assassiner, ordonnant à l'armée de se préparer à agir par tous les moyens. Les États-Unis ont quant à eux indiqué avoir frappé près de 2 000 cibles depuis le début du conflit, avec une intensité supérieure aux premières frappes de l'invasion de l'Irak en 2003.
Funérailles de Khamenei et contrôle stratégique
Les funérailles nationales de l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien tué samedi dans des frappes israélo-américaines, débuteront ce mercredi soir dans la ville sainte de Machhad. Farah Pahlavi, veuve de l'ex-chah d'Iran, a averti que sa mort ne signifie pas automatiquement la fin d'un système.
Parallèlement, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir le contrôle total du détroit d'Ormuz, point de passage crucial pour le commerce pétrolier mondial. Le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité d'une escorte de pétroliers par la marine américaine si nécessaire.
Impact régional et international
- Un missile iranien a frappé la base américaine d'Al-Udeid au Qatar sans faire de victimes, tandis que l'Arabie saoudite a intercepté deux missiles et neuf drones.
- Un drone a été abattu près de l'aéroport de Bagdad, où se trouve une base militaire hébergeant des conseillers américains.
- La France envoie des renforts militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, et a subi des frappes limitées sur deux bases régionales selon Emmanuel Macron.
- Le Royaume-Uni déploie un navire de guerre et des moyens antidrones pour protéger ses bases à Chypre.
Rapatriements et conséquences économiques
Un premier vol organisé par les autorités françaises pour rapatrier des ressortissants du Moyen-Orient est arrivé à Roissy-Charles de Gaulle en provenance d'Oman. L'Allemagne et le Royaume-Uni prévoient également des évacuations. Les États-Unis ont autorisé le départ de personnel diplomatique non essentiel de plusieurs pays et estiment que 9 000 de leurs ressortissants ont quitté la région.
Sur le plan économique, les marchés financiers sont en chute libre :
- La Bourse de Séoul a suspendu ses échanges après une baisse de plus de 8%.
- Tokyo a perdu plus de 4%, Hong Kong jusqu'à 3%.
- Les bourses européennes ont reculé mardi : Paris -3,46%, Francfort -3,44%, Londres -2,75%.
Les prix du pétrole continuent de grimper en Asie, alimentés par les craintes sur l'approvisionnement et le contrôle du détroit d'Ormuz.



