Guerre au Moyen-Orient : l'Iran et le Liban en proie à une escalade meurtrière
La situation au Moyen-Orient s'aggrave de manière dramatique, avec une intensification des hostilités en Iran et une extension du conflit au Liban. Les quartiers de Téhéran sont réduits à des champs de ruines sous les bombardements incessants d'Israël et des États-Unis, tandis que la Maison Blanche affirme que le pouvoir iranien se fait "complètement anéantir". Téhéran, de son côté, revendique le contrôle du détroit d'Ormuz, un point stratégique crucial pour les flux énergétiques mondiaux.
Israël déploie ses forces au sud du Liban
Le conflit gagne désormais le Liban, où Israël a demandé aux civils d'évacuer le sud du pays et de se rendre au nord du fleuve Litani, laissant planer la menace d'une intervention terrestre. Cette décision fait suite à des tirs du Hezbollah sur le territoire israélien. Emmanuel Macron a affirmé avoir demandé à Benyamin Netanyahou "de s'abstenir d'une offensive terrestre" au Liban. Cependant, les forces de Tsahal ont déjà pénétré dans plusieurs villages frontaliers du sud libanais, tels que Houla, Kfar Kila, Kfar Chouba, Yaroun et Khiam, et se sont engagées dans des affrontements "directs" avec les combattants du Hezbollah.
Les conséquences sont lourdes : deux soldats israéliens ont été "légèrement blessés" par des tirs antichars, et une frappe israélienne a ciblé le secteur du palais présidentiel près de Beyrouth. Depuis lundi, les bombardements israéliens au Liban ont causé la mort d'au moins 72 personnes et le déplacement de plus de 83 000 autres, plongeant la région dans une crise humanitaire aiguë.
Une frégate iranienne coulée dans l'océan Indien
Dans un développement maritime sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, un "navire de guerre" iranien a sombré mercredi, torpillé par un sous-marin américain dans l'océan Indien, au large des côtes du Sri Lanka. Selon le secrétaire à la défense des États-Unis, Pete Hegseth, cette attaque marque la volonté de Washington de traquer la marine de Téhéran jusqu'à des centaines de kilomètres du front ouvert au Moyen-Orient.
Le bâtiment, identifié comme la frégate IRIS Dena, retournait en Iran après avoir participé à des manœuvres organisées par l'Inde dans le golfe du Bengale. Le Pentagone a diffusé une vidéo montrant l'attaque, où l'on voit la partie arrière de la frégate détruite par une gigantesque explosion. Les secours n'ont découvert sur place qu'une nappe de pétrole et des survivants flottant à la surface. Sur un équipage estimé à environ 180 marins, 87 corps ont été repêchés, 32 personnes ont pu être secourues, et une soixantaine sont portées disparues, soulignant l'ampleur de cette tragédie maritime.
Bras de fer autour du détroit d'Ormuz et succession en Iran
Malgré les pertes subies, l'Iran continue de riposter en tentant de frapper Israël et des pays du Golfe abritant des forces occidentales. Un missile tiré d'Iran, se dirigeant vers l'espace aérien turc, a été détruit par l'Otan. Parallèlement, Téhéran cible les installations pétrolières et gazières de la région, avec pour objectif clé la fermeture du détroit d'Ormuz. Ce goulet d'étranglement, par lequel transite un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondial, est revendiqué comme sous "contrôle complet" par les Gardiens de la Révolution, qui menacent tout navire tentant de l'emprunter.
Sur le plan politique, les obsèques nationales d'Ali Khamenei, initialement prévues mercredi soir, ont été reportées. Mojtaba Khamenei, son fils de 56 ans et partisan d'une ligne dure, est pressenti pour lui succéder, mais Israël a déjà menacé de faire du prochain guide suprême une cible prioritaire, ajoutant une dimension supplémentaire à cette crise déjà complexe.



