Guerre au Moyen-Orient : escalade des frappes, 760 000 déplacés et tensions régionales
Guerre au Moyen-Orient : escalade, 760 000 déplacés

Guerre au Moyen-Orient : douzième jour d'escalade et de frappes croisées

Le conflit au Moyen-Orient est entré mercredi dans son douzième jour, marqué par une intensification des frappes militaires et une aggravation de la crise humanitaire. Les affrontements entre l'Iran et Israël, ainsi que leurs alliés, ont provoqué des dégâts considérables et des déplacements massifs de populations.

Des attaques sur plusieurs fronts

Un porte-conteneurs a été endommagé par un projectile inconnu au large des Émirats arabes unis, selon l'agence maritime britannique UKMTO. Parallèlement, l'Iran a revendiqué des frappes de grande ampleur, qualifiées de « la plus violente et la plus lourde depuis le début de la guerre » par la télévision d'État Irib. Ces attaques ont visé des cibles américaines et israéliennes, notamment la base américaine d'Arifjan au Koweït.

L'armée israélienne a détecté une deuxième vague de missiles en provenance de l'Iran, déclenchant des sirènes d'alerte à Jérusalem. Des explosions ont été entendues, et plusieurs blessés sont signalés près de Tel Aviv. De son côté, l'Arabie saoudite a intercepté sept missiles balistiques, dont six visaient la base aérienne Prince Sultan, abritant des militaires américains.

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Crise humanitaire et déplacements

Le gouvernement libanais a annoncé un bilan alarmant : 759 300 personnes déplacées en raison des combats. Près de 500 personnes ont été tuées depuis que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars. Les frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, ont provoqué des colonnes de fumée visibles en direct.

Réactions internationales et incidents diplomatiques

Le président français Emmanuel Macron a convoqué une réunion en visioconférence des chefs d'État du G7 pour discuter des conséquences économiques de la guerre, notamment la situation énergétique. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) propose un recours sans précédent aux réserves stratégiques de pétrole pour enrayer la flambée des prix.

L'Iran accuse Israël d'avoir assassiné quatre diplomates à Beyrouth, tandis qu'Israël affirme avoir tué quatre membres des Gardiens de la Révolution iraniens et un membre du Hezbollah. De nouvelles explosions ont retenti à Téhéran, revendiquées par l'armée israélienne.

Conséquences militaires et sécuritaires

Le Pentagone rapporte qu'environ 140 militaires américains ont été blessés depuis le début de la guerre, avec huit cas graves. Sept militaires américains ont été tués au Koweït et en Arabie saoudite. L'armée américaine a détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens près du détroit d'Ormuz, Donald Trump menaçant l'Iran de conséquences militaires en cas de dépôt de mines.

Défections sportives et tensions sociales

Une joueuse et un membre du staff de l'équipe iranienne féminine de football ont demandé l'asile en Australie, rejoignant cinq joueuses précédentes. Ces sportives avaient été qualifiées de « traîtres » en Iran pour ne pas avoir chanté l'hymne national avant un match de la Coupe d'Asie.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé sur X que l'Iran « ne recherche pas un cessez-le-feu », estimant que l'agresseur doit être puni. Cette déclaration souligne la détermination de Téhéran à poursuivre les hostilités.

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