Guerre au Moyen-Orient : un mois après les premières frappes, l'impasse et les interrogations persistent
Le 28 février 2026, les États-Unis, en collaboration avec Israël, lançaient l'opération « Epic Fury » contre l'Iran, rompant ainsi les négociations en cours. Cette attaque massive a entraîné la mort du Guide Suprême Ali Khamenei dès les premières heures, remplacé théoriquement par son fils Mojtaba Khamenei, qui n'est toutefois pas réapparu en public. Un mois plus tard, le conflit a enflammé la région, provoqué l'affolement des marchés énergétiques mondiaux et semble s'enliser sans issue claire, soulevant de nombreuses questions sur son évolution.
Combien de temps le conflit va-t-il durer ?
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a affirmé, le 27 mars, que les objectifs de guerre de Washington en Iran pourraient être atteints dans « les deux prochaines semaines », sans envoi de troupes au sol. Cependant, des sources comme le Wall Street Journal et Axios indiquent que Washington envisage d'envoyer au moins 10 000 soldats supplémentaires dans la région. Parallèlement, l'émissaire américain Steve Witkoff espère des discussions avec l'Iran cette semaine, malgré les refus répétés de Téhéran de négocier.
Jusqu'où la guerre va-t-elle s'étendre ?
Le conflit s'étend avec l'entrée en scène des rebelles houthis au Yémen, qui ont visé des « sites militaires sensibles » en Israël. L'Iran poursuit ses frappes de riposte en Israël et dans le Golfe, bloquant le détroit d'Ormuz et menaçant d'ouvrir un « nouveau front » dans le détroit de Bab el-Mandeb en cas d'invasion américaine. Des attaques de drones ont touché le port omanais de Salalah et l'aéroport international de Koweït, accentuant les tensions régionales.
De nouvelles cibles non militaires ?
Les frappes sur les infrastructures pétrolières iraniennes, début mars, ont marqué une escalade. Téhéran a répliqué en menaçant de viser les infrastructures énergétiques et les usines de dessalement d'eau dans la région si Donald Trump exécutait ses menaces de frapper les centrales électriques iraniennes. Les Gardiens de la révolution ont empêché le passage de porte-conteneurs dans le détroit d'Ormuz, crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.
Quel impact sur l'économie ?
Le ministre de l'Économie français, Roland Lescure, a évoqué un « nouveau choc pétrolier », bien qu'il ait tempéré ses propos par la suite. Le prix du baril de pétrole est passé de 60 à 100 dollars en quelques jours, provoquant une flambée des prix à la pompe. La France, moins dépendante du pétrole grâce à son parc nucléaire et aux énergies renouvelables, est jugée « mieux préparée » que d'autres pays. Le gouvernement a annoncé un plan d'aide de 70 millions d'euros pour les secteurs touchés comme la pêche et l'agriculture.
Comment évolue la situation au Liban ?
Le Liban est entraîné dans la guerre depuis le 2 mars, avec le Hezbollah tirant des roquettes sur Israël. L'aviation israélienne bombarde régulièrement le sud du Liban, la plaine de la Bekaa et la banlieue sud de Beyrouth, bastions du Hezbollah. Ce dernier affirme avoir engagé des combats « au corps à corps » avec l'armée israélienne. Le bilan officiel fait état de 1 142 morts et plus d'un million de déplacés au Liban, illustrant l'ampleur humanitaire du conflit.



