Funérailles en Iran pour Ari Larijani, chef de la sécurité tué dans une frappe israélo-américaine
Funérailles d'Ari Larijani en Iran, tué dans une frappe

Funérailles d'Ari Larijani en Iran sur fond de promesses de vengeance

Les funérailles d'Ari Larijani, chef de la sécurité iranien tué mardi 17 mars 2026 lors d'une frappe israélo-américaine, sont organisées ce mercredi 18 mars à partir de 10h30 GMT à Téhéran. Selon l'agence Fars, il est mort après avoir été visé par des avions de combat américains et israéliens dans la maison de sa fille. Le Conseil suprême de sécurité nationale a confirmé cette nouvelle, tandis que le général Amir Hatami, chef de l'armée iranienne, a affirmé dans un communiqué publié par Tasnim que "le sang pur d'Ari Larijani et des autres martyrs bien-aimés seront vengés".

Des cérémonies parallèles pour d'autres victimes militaires

En parallèle, une autre cérémonie de funérailles est organisée pour Gholamréza Soleimani, dirigeant de la force paramilitaire Bassidj, également tué mardi, ainsi que pour plus de 80 militaires de la frégate coulée par les États-Unis il y a deux semaines au large du Sri Lanka. Ari Larijani, considéré comme l'un des hommes forts du pouvoir iranien, était "le dirigeant de facto du régime iranien, surtout depuis deux semaines", selon un responsable militaire israélien s'exprimant sous couvert d'anonymat. Même avant, il était vu comme celui qui prenait les décisions et tirait les ficelles.

Un nouveau décès dans la liste des dirigeants ciblés

Ce décès s'ajoute à la liste des dirigeants morts dans le cadre de frappes israélo-américaines orchestrées depuis le 28 février. En réponse, les Gardiens de la Révolution ont annoncé des frappes dans la région de Tel-Aviv ce mercredi, faisant au moins deux morts. Tsahal a indiqué qu'elle s'attaquerait également à Motjaba Khamenei, successeur de son père, l'ex-guide suprême Ali Khamenei, mort dans les opérations israélo-américaines du 28 février.

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Les combats s'intensifient au Moyen-Orient

Au 19ème jour de la guerre, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a prédit sur X que les conséquences du conflit affecteront la terre entière, écrivant que "la vague de répercussions mondiales ne fait que commencer et frappera tout le monde, sans distinction de richesse, croyance ou race". Mardi, les États-Unis ont annoncé avoir ciblé des sites iraniens de missiles avec des bombes au niveau du détroit d'Ormuz, un détroit stratégique. Le président américain Donald Trump s'est rétracté sur sa demande d'aide maritime à l'OTAN, assurant "n'avoir jamais eu besoin" de cette aide, qui lui a été refusée.

Attaques et représailles en cours

L'Iran poursuit ses attaques contre Israël et les pays du Golfe où se trouvent les intérêts américains, ciblant aussi des infrastructures civiles. Un projectile iranien est tombé près du quartier général de l'armée australienne au Moyen-Orient. En Arabie saoudite, des drones et un missile balistique ont été interceptés près de la base aérienne Prince Sultan, au sud-est de Ryad, où sont stationnés des militaires américains. Israël continue son offensive au Liban, visant le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah, avec une attaque à Beyrouth faisant au moins six morts et 24 blessés ce mercredi. L'armée israélienne a aussi annoncé avoir "commencé à frapper des cibles terroristes du Hezbollah" dans la région de Tyr, en réponse aux tirs de roquettes vers Israël, encourageant l'évacuation de la région malgré la présence de nombreuses familles.

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