Guerre au Moyen-Orient : l'Espagne s'oppose à l'offensive israélo-américaine, l'Europe divisée
Espagne contre offensive israélo-américaine, Europe divisée

L'Espagne s'oppose à l'offensive israélo-américaine en Iran

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes coordonnées des États-Unis et d'Israël contre l'Iran ce samedi 28 février 2026, l'Espagne adopte une ligne diplomatique ferme contre l'interventionnisme américain. Le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez a condamné sans ambiguïté l'opération militaire, qualifiant les frappes d'interventions militaires injustifiées et dangereuses, en dehors du droit international. Sur le réseau social X, il a affirmé : Non à la guerre, une position qu'il a décrite comme claire et cohérente, similaire à celle maintenue en Ukraine et à Gaza.

Des actes concrets pour soutenir la position espagnole

Le gouvernement espagnol a renforcé sa posture par des actions tangibles. Il a refusé aux États-Unis l'utilisation de ses bases militaires de Rota et de Morôn en Andalousie, malgré un accord signé en 1953. Le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares a averti que Madrid n'autoriserait pas d'activités dépassant cet accord ou incompatibles avec les Nations unies. Cette décision s'inscrit dans un refus plus large de l'Espagne d'augmenter ses dépenses militaires à 5% du PIB, comme le souhaite l'OTAN sous l'impulsion de Washington.

Les autres pays européens privilégient la coopération militaire

Contrairement à l'Espagne, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni affichent une approche plus alignée sur les États-Unis. Dans un communiqué commun, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont exprimé leur consternation face aux attaques iraniennes, mais se sont déclarés prêts à des actions défensives nécessaires et proportionnées. Ils ont souligné leur volonté de travailler avec Washington pour détruire les capacités militaires de Téhéran et défendre leurs intérêts dans la région.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le Royaume-Uni et l'Allemagne se rangent derrière les États-Unis

Après une période d'hésitation, le Royaume-Uni a autorisé les États-Unis à utiliser ses bases militaires, notamment celle de Diego Garcia dans l'océan Indien, pour des manœuvres défensives. De son côté, le chancelier allemand Friedrich Merz, après une rencontre avec Donald Trump, a affirmé être sur la même longueur d'onde pour renverser ce terrible régime à Téhéran. Ces positions contrastent vivement avec la ligne dissidente de l'Espagne, créant une fracture au sein de l'Europe sur la réponse à apporter au conflit.

Les menaces commerciales de Donald Trump et les réactions européennes

La position réfractaire de l'Espagne a provoqué la colère du président américain Donald Trump. Il a menacé de cesser tout commerce avec l'Espagne, critiquant Madrid pour son manque de coopération et son refus d'utiliser les bases militaires. Trump a également reproché au Royaume-Uni sa décision tardive, qualifiant Keir Starmer de pas très coopératif, bien que Londres se soit depuis aligné sur Washington.

Solidarité européenne face aux pressions économiques

Malgré les divisions sur le plan militaire, l'Union européenne affiche une unité sur le volet commercial. Le président du Conseil européen Antonio Costa et le président français Emmanuel Macron ont exprimé leur solidarité avec l'Espagne face aux menaces de Trump. La Commission européenne s'est dite prête à réagir pour défendre les intérêts de l'UE et de ses États membres, rappelant aux États-Unis leurs engagements commerciaux et réaffirmant la volonté de maintenir des relations transatlantiques stables.

Une Europe divisée mais solidaire sur certains fronts

La guerre au Moyen-Orient révèle des divergences profondes au sein de l'Europe. Alors que l'Espagne maintient une ligne pacifiste et critique de l'interventionnisme américain, d'autres grandes puissances comme la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni optent pour une coopération militaire avec Washington. Cependant, face aux menaces économiques, l'UE montre une façade unie, prête à défendre collectivement ses intérêts. Cette situation souligne la complexité des relations transatlantiques et les défis de la politique étrangère européenne en temps de crise.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale