Fin des opérations de croisière au Moyen-Orient après l'évacuation totale des passagers
L'association internationale des compagnies de croisières (CLIA) a officiellement annoncé, ce vendredi, que tous les passagers ont désormais quitté les navires qui opéraient dans la région du Moyen-Orient depuis le déclenchement du conflit armé fin février. Dans un communiqué détaillé, l'organisation, qui représente la voix principale du secteur mondial, a confirmé que les croisières ne sont plus en service dans cette zone et que les opérations de rapatriement ont été menées à bien.
Une évacuation massive dès les premiers jours du conflit
Le Moyen-Orient est plongé dans une guerre depuis le 28 février, suite à une attaque conjointe des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui a riposté en ciblant plusieurs pays de la région, dont l'émirat très touristique de Dubaï. Dès la première semaine des hostilités, les voyagistes ont dû gérer en urgence le rapatriement des touristes. Par exemple, le croisiériste suisse MSC Croisières a organisé des vols spéciaux pour plus de 1 500 passagers qui se trouvaient à bord de son navire MSC Euribia, alors stationné à Dubaï.
Selon les estimations de l'Organisation maritime internationale (OMI) datées du 5 mars, environ 15 000 passagers de croisières étaient immobilisés dans le Golfe au début du conflit. La CLIA précise que les compagnies ont progressivement réduit, et continuent de réduire, les effectifs à bord au fur et à mesure de l'avancement des opérations de rapatriement.
Aucun calendrier de retour confirmé pour le moment
La CLIA a souligné que toute décision concernant un éventuel redéploiement futur des croisières dans la région relève de chaque compagnie individuellement. Ces décisions seront prises en fonction :
- Des recommandations officielles des autorités
- Des conditions de sécurité sur le terrain
- De la coordination avec les instances compétentes
À ce stade, aucun calendrier n'a été confirmé pour un retour des activités de croisière dans la zone, laissant planer une incertitude sur l'avenir du secteur touristique maritime local.
Une situation toujours critique pour les travailleurs de la mer
Malgré l'évacuation complète des passagers, la situation reste extrêmement complexe et dangereuse pour les travailleurs de la mer. L'OMI rapporte qu'environ 20 000 marins sont actuellement bloqués à bord d'environ 3 200 navires situés à l'ouest du détroit d'Ormuz. L'organisation a également recensé au moins huit marins ou dockers décédés lors d'événements survenus dans la région depuis le début du conflit, soulignant les risques persistants pour le personnel maritime.
Cette crise met en lumière la vulnérabilité du secteur des croisières face aux conflits géopolitiques et la nécessité de plans d'urgence robustes pour assurer la sécurité des voyageurs et des équipages dans des zones instables.



