Y aurait-il un rayon de lumière dans ce monde empli de turbulences ? La Corée du Nord a en effet supprimé de sa Constitution les références à la réunification avec la Corée du Sud. De là à conclure à un apaisement avec la Corée du Sud ? Plus précisément, la clause mentionnant que la Corée du Nord « se bat pour réaliser l’unification de la mère patrie » n’apparaît plus dans la dernière version de sa Constitution, indique un texte partagé par le ministère de l’Unification de la Corée du Sud lors d’une conférence de presse.
Une Constitution révisée aux nouvelles clauses
La Constitution révisée, dont le document précise qu’elle a été adoptée en mars, comprend également une nouvelle clause délimitant le territoire de la Corée du Nord. Il précise que cela inclut la zone limitrophe de la Chine et de la Russie au nord, « ainsi que la République de Corée au sud », utilisant le nom officiel pour désigner la Corée du Sud.
Un dialogue de sourds persistant
La Corée du Nord « ne tolère en aucun cas la moindre atteinte à son territoire », précise-t-il. Déjà en mars, Kim Jong Un avait qualifié la Corée du Sud « d’État ennemi le plus hostile ». Pourtant, depuis 2025, le président sud-coréen Lee Jae Myung, contrairement à son prédécesseur Yoon Suk Yeol, multiplie les appels pour renouer le dialogue et demande des pourparlers avec le Nord sans condition préalable.
Des tensions nucléaires et des alliances changeantes
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, qui a qualifié les initiatives conciliantes sud-coréennes de « trompeuses », cherche même à renforcer l’arsenal nucléaire de son pays, doté de la bombe atomique. Pyongyang développe par ailleurs ses liens avec la Russie, qu’il a aidé dans le conflit en Ukraine en lui envoyant des troupes et du matériel, recevant en retour une aide économique et technique.
Pour rappel, les deux voisins du Nord et du Sud sont toujours techniquement en guerre, leur conflit s’étant soldé en 1953 par un armistice et non un traité de paix.



