Le Festival de Cannes, temple du cinéma mondial, n'échappe pas aux soubresauts du monde. Alors que la guerre à Gaza se poursuit, la cause palestinienne s'est invitée sur la Croisette, portée par des cinéastes, des acteurs et des militants. Loin de se cantonner aux discours officiels, le festival a été le théâtre de prises de position publiques et de symboles forts.
Des prises de parole sur le tapis rouge
Dès la cérémonie d'ouverture, plusieurs personnalités ont arboré des pins ou des accessoires aux couleurs palestiniennes. L'actrice et réalisatrice Nadine Labaki, membre du jury, a affiché un keffieh sur son sac, tandis que d'autres artistes ont appelé à un cessez-le-feu lors de leurs interviews. Ces gestes, bien que discrets, ont été remarqués par la presse internationale.
Un film en compétition pour la Palestine
Le film Gaza mon amour, réalisé par les frères Tarzan et Arab Nasser, a été sélectionné dans la catégorie Un Certain Regard. Ce long-métrage, qui raconte l'histoire d'un pêcheur gazaoui amoureux d'une statue, a été salué par la critique comme une œuvre poétique et résistante. Lors de la projection, des spectateurs ont brandi des drapeaux palestiniens, provoquant des applaudissements nourris.
Des conférences et des rencontres militantes
En marge des projections, plusieurs conférences ont été organisées sur le thème du cinéma palestinien. Des réalisateurs comme Elia Suleiman et Mai Masri ont débattu de l'importance de raconter leurs histoires face à l'occupation. Une table ronde intitulée « Cinéma et résistance en Palestine » a rassemblé un public nombreux, malgré une météo capricieuse.
La réponse des autorités
La direction du festival a rappelé que Cannes se veut un espace de liberté d'expression, mais a aussi appelé à éviter les débordements. Aucune mesure de censure n'a été prise, mais des discussions ont eu lieu avec les organisateurs pour que les actions restent pacifiques. Le préfet des Alpes-Maritimes a salué le calme général, malgré quelques tensions lors de la projection de Gaza mon amour.
Un écho médiatique mondial
Les médias du monde entier ont relayé ces événements, faisant de Cannes une vitrine pour la cause palestinienne. Des chaînes comme Al Jazeera et France 24 ont consacré des reportages aux initiatives des cinéastes. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #CannesForPalestine a été largement partagé, amplifiant le message au-delà du festival.
En conclusion, le Festival de Cannes 2025 restera marqué par cette mobilisation inédite. Si le cinéma reste le cœur de l'événement, il a aussi servi de caisse de résonance pour des revendications politiques, prouvant une fois de plus que l'art et l'engagement peuvent marcher main dans la main.



