Attentat en Colombie : 14 morts, la dissidence des Farc accusée
Attentat en Colombie : 14 morts, les Farc accusées

Un attentat à la bombe a fait au moins 14 morts et 38 blessés, samedi 26 avril, sur une route du département du Cauca, dans le sud-ouest de la Colombie. Les autorités attribuent l'attaque à une dissidence des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui n'a pas adhéré à l'accord de paix de 2016.

Un bilan qui s'alourdit

Le gouverneur du Cauca, Octavio Guzmán, a annoncé sur le réseau social X que le bilan s'élève à 14 morts et plus de 38 blessés, dont cinq mineurs. Des témoins ont rapporté que l'explosion les a projetés, eux et leurs véhicules, à plusieurs mètres. Une source policière a indiqué que les secours tentaient encore de localiser des personnes portées disparues, et que des échanges de tirs avec des guérilleros dans trois commissariats compliquent l'évaluation du nombre de victimes.

Le président Petro dénonce des "terroristes"

Le président Gustavo Petro a fermement condamné l'attaque sur X, qualifiant ses auteurs de "terroristes, fascistes et trafiquants de drogue". Il a accusé le chef de la principale dissidence des Farc, Ivan Mordisco, qu'il a comparé au défunt baron de la drogue Pablo Escobar. Une récompense d'environ un million de dollars est offerte pour toute information menant à sa capture. Petro, qui quittera le pouvoir après l'élection présidentielle du 31 mai, a opté pour une guerre frontale après une année de tentatives de négociations de paix avortées.

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Une vague d'attaques avant la présidentielle

Cette attaque survient après un attentat contre une base militaire à Cali, qui a fait un mort vendredi. Elle s'inscrit dans une série d'attaques dans les régions de la Vallée du Cauca et du Cauca, fief de la dissidence de Mordisco. En 2025, des attentats sanglants contre les forces de l'ordre avaient déjà marqué la pire vague de violence en une décennie. Le ministre de la Défense, Pedro Sánchez, a promis un renforcement de la présence militaire et policière dans la zone.

La campagne présidentielle est dominée par les questions de sécurité, depuis l'assassinat du candidat de droite Miguel Uribe en juin 2025. Le dauphin de Petro, Iván Cepeda, est donné favori, suivi par Abelardo de la Espriella et Paloma Valencia. Tous trois ont signalé des menaces de mort et bénéficient de dispositifs de sécurité renforcés.

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