Plus de 100 arrestations aux Émirats arabes unis pour diffusion d'informations sur la guerre au Moyen-Orient
Arrestations aux Émirats pour informations sur la guerre

Vague d'arrestations aux Émirats arabes unis pour contrôle de l'information sur la guerre

Face à l'élargissement du conflit au Moyen-Orient, les pays du Golfe, dont les Émirats arabes unis, renforcent drastiquement leur contrôle sur les informations circulant concernant les attaques iraniennes. Cette stratégie vise à préserver leur image de havres de paix, mais elle se traduit par une répression accrue contre les diffuseurs de contenus jugés sensibles.

Plus de 100 interpellations dont trois ressortissants français

La police d'Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis, a annoncé le 20 mars 2026 l'arrestation de 109 individus de diverses nationalités. Ces personnes sont accusées d'avoir filmé et partagé des informations trompeuses sur les réseaux sociaux en lien avec la guerre au Moyen-Orient. Parmi elles, trois Français ont été placés en garde à vue pour menace présumée à la sécurité nationale, selon l'AFP. Le Quai d'Orsay assure un suivi consulaire attentif de leur situation.

Une répression coordonnée dans les pays du Golfe

Cette vague d'arrestations n'est pas isolée. D'autres États du Golfe, comme le Qatar, Bahreïn et le Koweït, ont pris des mesures similaires. Au Qatar, plus de 300 personnes ont été interpellées pour diffusion d'informations fallacieuses durant le conflit. Les autorités justifient ces actions par la nécessité de prévenir la propagation de rumeurs et l'incitation à la haine au sein de leurs populations.

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Surveillance accrue des réseaux sociaux et des influenceurs

Les pays du Golfe intensifient la surveillance des publications en ligne liées aux attaques iraniennes, craignant que les images de dégâts matériels et humains ne nuisent à leur attractivité touristique et économique. Les influenceurs, notamment français établis dans la région, sont particulièrement ciblés. Par exemple, l'influenceuse Maëva Ghennam a été convoquée par la police après avoir exprimé sa peur lors de frappes sur Dubaï. Une autre personnalité, Fidji, a affirmé être restreinte dans ses publications pour éviter d'affoler le public.

Mesures préventives et communication officielle

Pour renforcer ce contrôle, les autorités ont envoyé des SMS aux résidents des Émirats, les avertissant de poursuites judiciaires en cas de partage d'images sensibles ou d'informations non fiables. Parallèlement, elles utilisent les réseaux sociaux pour diffuser un discours rassurant, comme le compte Instagram de Dubaï promouvant la chanson Dubaï est sûre, et le sera toujours. Des images du président émirati en promenade au Dubai Mall illustrent cette volonté de normalité.

Risques et critiques de cette stratégie de censure

Cependant, cette approche répressive comporte des risques. Selon Ryan Bohl, analyste géopolitique cité par l'AFP, elle pourrait se retourner contre les Émirats arabes unis, notamment auprès des publics occidentaux habitués à la liberté d'expression. Les dégâts causés par les frappes iraniennes, comme l'incendie du Burj Al Arab ou les impacts sur l'aéroport de Dubaï, rendent difficile le maintien d'une image idyllique, soulignant les tensions entre sécurité intérieure et transparence informationnelle.

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