Depuis mardi, « 115 navires et 2.500 marins ont été évacués » du détroit d'Ormuz, selon l'Organisation maritime internationale (OMI), dans un contexte explosif autour de cette artère stratégique du commerce mondial. Le détroit a été rouvert après un protocole d'accord entre Washington et Téhéran, mais les tensions restent très vives.
Reprise du trafic sous haute surveillance
Sur place, des navires continuent de traverser, parfois en dehors des routes validées par l'Iran, au risque d'incidents. Vendredi, 29 navires commerciaux ont emprunté le détroit, dont dix pour entrer dans le Golfe et 19 pour en sortir, selon des données de Kpler. Une partie d'entre eux a suivi une route longeant les côtes d'Oman.
Malgré une reprise du trafic, l'ONU reste prudente : elle a suspendu ses opérations d'évacuation après l'attaque d'un cargo. Le processus reprendra dès que des garanties de sécurité supplémentaires seront obtenues.
Tensions politiques et menaces de drones
La tension reste palpable. Donald Trump a dénoncé une « violation stupide » du cessez-le-feu avec l'Iran. Selon le président américain, Téhéran « a lancé au moins quatre drones d'attaque contre des navires ». De son côté, l'autorité maritime iranienne a prévenu que « tout passage en dehors du cadre défini » par l'Iran « ne bénéficierait pas des garanties de passage sécurisé ».
Négociations et chiffres du trafic
En parallèle, les deux pays sont entrés dans une phase de 60 jours de négociations pour tenter de parvenir à un accord durable. Sur le terrain, les chiffres montrent une activité encore soutenue : après un pic de 57 navires mercredi, 42 ont franchi le détroit jeudi. Mais le climat d'incertitude pèse toujours sur la sécurité maritime et sur les opérations d'évacuation.



