"Si on trouve de l’argent pour faire la guerre, on peut aussi en trouver pour aider les gens." Cette phrase, attribuée au vieux tribun travailliste Tony Benn, Zack Polanski la répète comme un mantra, au micro de son podcast Bold Politics ou devant un parterre de militants. Casquette vissée sur la tête, chemise à carreaux, ce quadragénaire à l’allure de stand-up comedian plus que de chef de parti savoure l’effet quasi garanti de cette formule sur son auditoire.
Une ascension fulgurante
En quelques mois, ce leader encore inconnu du grand public français est devenu la figure la plus scrutée de la gauche britannique. À la tête du Green Party depuis l’automne dernier, Zack Polanski a vu les effectifs de sa formation bondir de 60 000 à 220 000 membres, tandis que les sondages placent les Verts autour de 21 %, loin devant un Labour déjà usé par moins de deux ans au pouvoir.
Un espoir pour les municipales
Le 7 mai, son parti espère conquérir plusieurs bastions municipaux travaillistes, notamment à Londres. Cette dynamique témoigne d'une lassitude des électeurs envers les partis traditionnels et d'une aspiration à un renouveau écologiste et social.



