L'UE divisée après l'attaque américano-israélienne contre l'Iran
UE divisée après l'attaque contre l'Iran

L'Europe face au choc de l'offensive contre l'Iran

Fahad Aljaimaz, chef de la délégation du Conseil de coopération du Golfe auprès de l'Union européenne, et Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, se sont entretenus lors d'une vidéoconférence des ministres des affaires étrangères de l'UE et des représentants du Conseil de coopération du Golfe, à Bruxelles, le 5 mars 2026. Bien que la politique étrangère européenne ne s'élabore pas au Parlement européen, cette institution a toujours constitué le principal bastion de soutien en Europe au peuple et à la société civile iranienne.

Un soutien historique mis à l'épreuve

Depuis trois ans, pas moins d'une dizaine de résolutions ont été adoptées par l'Assemblée européenne pour demander un durcissement des sanctions contre le régime de Téhéran ou pour célébrer les citoyennes iraniennes se soulevant contre la République islamique. Cette position ferme a cependant été brutalement remise en question par les événements récents.

L'attaque conjointe des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, survenue samedi 28 février, a provoqué un véritable séisme politique. L'offensive a non seulement sidéré et secoué les capitales européennes, qui n'avaient pas été prévenues, mais elle a également profondément divisé l'hémicycle européen sur la ligne que le Vieux Continent devrait désormais adopter.

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Des réactions contrastées au sein du Parlement

Si certains eurodéputés applaudissent sans hésitation la décapitation d'un régime honni depuis des décennies, accusé de s'en prendre à son propre peuple, à ses voisins du Moyen-Orient et à l'Europe, d'autres s'interrogent sérieusement sur la légitimité, les modalités et les conséquences à long terme d'une telle action militaire.

Alors que les chefs d'État et de gouvernement européens, ainsi que les différentes institutions de l'UE, sont restés particulièrement discrets depuis le déclenchement des hostilités, à l'exception notable de la prise de position clairement antiguerre, voire anti-Trump, du premier ministre espagnol Pedro Sanchez, les groupes politiques du Parlement européen « cherchent encore le bon équilibre » à l'approche d'un débat crucial en session plénière, prévu mercredi 11 mars.

Cette recherche d'une position commune révèle les tensions profondes qui traversent l'Union européenne face à cette crise géopolitique majeure. Les divisions portent à la fois sur l'analyse des événements, sur la réponse immédiate à apporter et sur la stratégie à long terme vis-à-vis de l'Iran et de ses alliés régionaux.

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