Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a exprimé son soulagement après l’absence du dirigeant hongrois Viktor Orban lors du sommet européen informel à Nicosie, la capitale chypriote. La Hongrie est régulièrement accusée de proximité avec Moscou et, plus récemment, d’avoir divulgué des informations confidentielles à la Russie.
Une absence remarquée
« Pour la première fois depuis des années, il n’y avait pas de Russes dans la salle, si vous voyez ce que je veux dire », a déclaré Donald Tusk à son arrivée au sommet, ce vendredi matin. Viktor Orban, battu aux élections législatives du 12 avril, a préféré renoncer à assister à cette réunion des chefs d’État et de gouvernement de l’UE.
Accusations d’espionnage
Fin mars, plusieurs médias, dont le « Washington Post », ont accusé la Hongrie d’informer la Russie quasiment en temps réel des discussions entre les Vingt-Sept. Donald Tusk avait alors jugé que ces informations ne devaient « surprendre personne. Nous le soupçonnons depuis longtemps ». Il avait ajouté : « C’est l’une des raisons pour lesquelles je prends la parole uniquement lorsque c’est strictement nécessaire et que je ne dis que le strict nécessaire. »
Soulagement des dirigeants européens
Donald Tusk a également évoqué le soulagement éprouvé par la plupart de ses collègues après la défaite électorale de Viktor Orban. Le dirigeant nationaliste hongrois a longtemps bloqué plusieurs décisions favorables à l’Ukraine et s’est rendu à plusieurs reprises à Moscou pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine.
Levée des vetos hongrois
Pendant des mois, la Hongrie a bloqué le versement d’un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, avant de renoncer à son droit de veto jeudi. L’UE a également pu adopter de nouvelles sanctions contre la Russie, Budapest renonçant là encore à son veto.



