Le président américain Donald Trump a relancé la guerre commerciale entre les États-Unis et l'Union européenne en annonçant son intention d'imposer une surtaxe de 25 % sur les voitures importées depuis l'UE. Cette déclaration, faite vendredi 1er mai 2026, vise à faire pression sur Bruxelles pour qu'elle respecte l'accord commercial conclu l'été dernier.
Une annonce choc sur Truth Social
Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Trump s'est dit « ravi » de prendre cette nouvelle mesure de défiance envers l'un de ses principaux partenaires commerciaux. Il reproche à l'UE de ne pas respecter l'accord conclu en juillet, qui limitait les droits de douane sur les voitures et pièces détachées européennes à 15 %. La mesure concernerait à la fois les voitures et les véhicules plus lourds, sans précision sur les catégories exactes. Trump a ajouté que si les constructeurs produisent leurs véhicules dans des usines américaines, aucun droit de douane ne sera appliqué.
L'Allemagne en ligne de mire
Cette annonce intervient après une dispute avec le chancelier allemand Friedrich Merz au sujet de la guerre avec l'Iran. Lors d'un événement en Floride, Trump a déclaré avoir « informé le très beau pays qu'est l'Allemagne » de sa décision, accusant les constructeurs Mercedes et BMW d'avoir « dépouillé » les Américains pendant des années. L'Allemagne, premier exportateur automobile européen vers les États-Unis, expédiait environ 450 000 véhicules avant le retour de Trump, selon la fédération VDA.
Contexte des tensions commerciales
Trump a fait des droits de douane un levier majeur de sa politique économique et diplomatique. Il a déjà mis en place des surtaxes sectorielles sur l'acier et l'automobile, et tente de maintenir celles frappant presque tous les autres produits importés, récemment censurées par la Cour suprême. L'accord de juillet avait été négocié après des mois de bras de fer : l'UE devait supprimer la plupart de ses droits de douane sur les produits américains en échange d'une limitation à 15 % des taxes sur les voitures européennes. Le Japon et la Corée du Sud avaient obtenu des conditions similaires.
Réactions et suites
Selon Wendy Cutler, ancienne haute fonctionnaire américaine spécialiste des négociations commerciales, Trump a « clairement perdu patience » et espère mettre la pression sur Bruxelles pour accélérer ses procédures internes. La délégation de l'UE à Washington a réagi en affirmant que l'Union « met en œuvre les engagements pris » conformément aux pratiques législatives habituelles, tout en tenant le gouvernement américain informé. Si les États-Unis ne respectent pas leur part, l'UE « gardera toutes les options ouvertes » pour protéger ses intérêts. Les députés européens ont donné leur feu vert fin mars, assorti de conditions, et les États membres doivent maintenant se prononcer.



