La légende du rock Bruce Springsteen a publié mercredi « Streets of Minneapolis », un titre engagé dénonçant la politique migratoire de Donald Trump. Écrit après la mort de deux civils tués par des agents fédéraux dans le Minnesota, ce morceau fustige une « terreur d’État » et rend hommage aux victimes, Alex Pretti et Renee Good.
Un morceau dédié aux habitants de Minneapolis
Minneapolis est le centre de toutes les tensions depuis la mort samedi d’Alex Pretti, 37 ans, tué par des agents de la police aux frontières américaine (CBP), quelques semaines seulement après le décès dans la même ville de Renee Good, une mère de famille du même âge, sous les balles de la police de l’immigration (ICE). Le chanteur de « Born in the USA » a annoncé dédier ce morceau « aux habitants de Minneapolis, à nos voisins immigrés innocents et en mémoire » des deux victimes.
Un opposant farouche de Donald Trump
Voix de l’Amérique déclassée depuis 50 ans, Bruce Springsteen a critiqué à plusieurs reprises Donald Trump et son administration. Donald Trump « ne comprend pas ce pays, son histoire et ce que ça veut dire qu’être vraiment américain », avait déclaré la légende américaine du rock lors de la campagne présidentielle de 2024. « Les voyous fédéraux de Trump l’ont roué de coups. Dans le visage et à la poitrine. Ensuite nous entendons les coups de feu. Et Alex Pretti gît dans la neige, mort », écrit-il dans sa nouvelle chanson. « Oh notre Minneapolis, j’entends ta voix. Pleurer à travers la brume sanglante. Nous nous souviendrons des noms de ceux qui sont morts dans les rues de Minneapolis », chante-t-il, en écho à un autre de ses classiques « Streets of Philadelphia ».
De son côté, le président américain s’en prend régulièrement à Bruce Springsteen, qu’il juge notamment « très surcoté », de même qu’il a attaqué d’autres stars ayant pris parti contre lui, comme Beyoncé ou Taylor Swift.



