Les petits colis provenant de plateformes comme Shein, Temu, Amazon ou Ali Express pourraient bientôt être soumis à des taxes à l'entrée en Europe. Jusqu'à présent, ces colis d'une valeur inférieure à 150 euros étaient exonérés de droits de douane. Cependant, le 13 novembre 2025, les ministres des Finances de l'Union européenne ont voté la suspension de cet avantage, marquant un tournant majeur pour le commerce en ligne.
Une mesure attendue dès 2026
L'UE espère mettre en œuvre cette mesure dès le premier trimestre 2026, comme l'a réclamé la France. L'objectif est de lutter contre l'afflux de produits chinois commandés sur des plateformes comme Temu ou Shein, qui ne respectent souvent pas les normes européennes. Initialement proposée en février par la Commission européenne, la mesure devait entrer en vigueur à la mi-2028, en parallèle de la réforme de l'union douanière. Mais face à l'urgence, les États membres et la Commission souhaitent accélérer le processus via un système transitoire qui sera discuté lors de la prochaine réunion des ministres, le 12 décembre.
Des produits dangereux et illégaux ciblés
Le ministre français de l'Économie, Roland Lescure, s'est félicité de cette décision : "La France a pris l'initiative de réagir au phénomène des petits colis. Cela a payé aujourd'hui. C'est une étape clef pour la protection des consommateurs européens et du marché intérieur en luttant plus efficacement contre les produits dangereux et non conformes à nos réglementations européennes." Il a ajouté qu'il s'agissait d'un "grand pas pour la souveraineté économique de l'Union européenne."
Des frais de traitement supplémentaires
En plus des droits de douane, des frais de traitement sur chaque petit colis entrant dans l'UE devraient être instaurés. La plupart de ces colis sont achetés via des plateformes chinoises comme Shein ou Temu. Le montant de ces frais n'a pas encore été fixé, mais Bruxelles a proposé en mai un montant de deux euros par paquet. L'UE espère appliquer ces frais à partir de la fin 2026.
Cette mesure vise à protéger les consommateurs européens contre les produits dangereux, illégaux ou non conformes aux normes, tout en renforçant la souveraineté économique de l'Union.



