Le 5 juillet 2024, Andy Burnham, le maire de Manchester, a officiellement pris ses fonctions de Premier ministre du Royaume-Uni, marquant un tournant historique pour le Parti travailliste. À 54 ans, cet homme politique charismatique a su conquérir le pays avec un discours axé sur la justice sociale et la décentralisation.
Une ascension fulgurante
Andy Burnham, né à Liverpool, a gravi les échelons du parti travailliste depuis son entrée au Parlement en 2001. Il a occupé plusieurs postes ministériels sous Gordon Brown, notamment celui de secrétaire d'État à la Santé. Sa victoire aux élections générales anticipées du 4 juillet a été une surprise pour beaucoup, avec 42% des voix, contre 35% pour les conservateurs sortants.
Selon un sondage YouGov réalisé juste avant le scrutin, 68% des électeurs estimaient que Burnham possédait plus de charisme que son rival conservateur, Rishi Sunak. Ce charisme, combiné à une promesse de renouveau, a séduit l'électorat.
Un programme ambitieux
Dès son premier discours en tant que Premier ministre, Burnham a annoncé une série de réformes majeures. Il a promis de nationaliser les chemins de fer, d'augmenter le salaire minimum à 15 livres sterling de l'heure d'ici 2026, et de créer un service national de santé publique renforcé. « Nous allons reconstruire le Royaume-Uni sur des bases plus justes », a-t-il déclaré.
Son plan de décentralisation prévoit de donner plus de pouvoirs aux régions, notamment en matière de transport et de logement. « Le pouvoir doit être rendu aux communautés locales », a-t-il insisté.
Réactions internationales
La communauté internationale a salué cette transition. Le président français Emmanuel Macron a tweeté : « Félicitations à Andy Burnham. Ensemble, nous construirons une Europe plus forte et plus solidaire. » De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exprimé son espoir d'une coopération renforcée.
Les marchés financiers ont réagi positivement, avec une hausse de 2,3% de la livre sterling par rapport au dollar américain le jour de l'annonce.
Défis à venir
Burnham hérite d'une économie fragilisée par l'inflation et les conséquences du Brexit. Le taux d'inflation annuel est de 4,2%, et la croissance économique stagne à 0,3% au premier trimestre 2024. Il devra également gérer les tensions en Irlande du Nord et les relations post-Brexit avec l'Union européenne.
Néanmoins, sa popularité reste élevée. Un sondage Ipsos du 6 juillet indique que 55% des Britanniques approuvent son début de mandat. « Il incarne l'espoir d'un changement réel », a commenté le politologue John Curtice.



