Trump menace Cuba : « Je pense que j’aurai l’honneur de prendre le contrôle »
Trump menace Cuba de prise de contrôle

Trump menace Cuba : « Je pense que j’aurai l’honneur de prendre le contrôle »

Le président américain Donald Trump a intensifié lundi sa rhétorique agressive envers Cuba, déclarant s’attendre à avoir l’« honneur » de prendre « le contrôle » de l’île caribéenne par tous les moyens nécessaires. Ces propos interviennent dans un contexte de black-out électrique total et de crise économique profonde à Cuba, amplifiée par l’embargo américain sur le pétrole vénézuélien.

Une menace directe liée au départ de Diaz-Canel

Lors d’un événement dans le Bureau ovale, Donald Trump a affirmé : « Je pense que j’aurai l’honneur de prendre Cuba. C’est un grand honneur. Que je libère l’île, que je la prenne. Je peux faire ce que je veux avec elle. » Selon le New York Times, citant des sources informées, l’un des objectifs clés de l’administration Trump dans les négociations en cours avec La Havane est d’obtenir le départ du président cubain Miguel Diaz-Canel.

Le gouvernement cubain, qui rejette traditionnellement toute ingérence étrangère, n’a pas immédiatement commenté ces déclarations. Toute proposition contraire à ce principe semble vouée à l’échec, selon les analystes.

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Crise énergétique et paralysie économique

La situation à Cuba est critique :

  • Le réseau électrique est tombé hors-service lundi, privant d’électricité les 10 millions d’habitants de l’île.
  • Les autorités cubaines n’ont pas reçu de livraison de pétrole depuis trois mois, en raison de l’embargo américain sur le pétrole vénézuélien.
  • Des restrictions énergétiques drastiques ont été imposées, mettant l’économie à l’arrêt.

Cette crise a été exacerbée par les menaces de Washington d’imposer des droits de douane contre tout pays vendant du pétrole à Cuba.

Contexte régional et priorités de Trump

Donald Trump a lié ses menaces envers Cuba à l’intervention militaire américaine au Venezuela en janvier dernier, où le président Nicolas Maduro a été capturé. Il avait alors prévenu Cuba de conclure un accord « avant qu’il ne soit trop tard ».

Cependant, le président américain a précisé dimanche, à bord de l’avion Air Force One, qu’il se focaliserait d’abord sur l’Iran, où une campagne militaire conjointe avec Israël a débuté le 28 février, avant de s’occuper de la situation cubaine.

Historique et implications

Bien que de nombreux présidents américains se soient opposés au gouvernement communiste cubain et aient critiqué La Havane sur les droits de l’homme, ils se sont abstenus d’envahir l’île ou de soutenir une telle action, respectant l’accord de 1962 mettant fin à la crise des missiles.

La Maison Blanche n’a pour l’heure fourni aucune base juridique justifiant une intervention potentielle à Cuba, laissant planer l’incertitude sur les prochaines étapes de cette escalade verbale.

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