Donald Trump constate un affaiblissement de la relation historique entre les États-Unis et le Royaume-Uni
L'ancien président américain Donald Trump a exprimé, mardi 3 mars, sa déception face à l'état de la « relation spéciale » qui unit traditionnellement les États-Unis et le Royaume-Uni. Dans une interview accordée au quotidien britannique The Sun, il a affirmé que ce lien privilégié « n'est plus ce qu'il était », soulignant un contexte de tensions au Moyen-Orient.
Des critiques centrées sur la coopération militaire
Donald Trump a pointé du doigt le premier ministre britannique Keir Starmer, qu'il accuse de ne pas avoir été « coopératif » concernant les frappes américaines en Iran. « Je n'aurais jamais pensé voir ça de la part du Royaume-Uni », a-t-il déclaré, en référence au refus initial de Londres d'autoriser l'utilisation de la base militaire de Diego Garcia dans l'océan Indien.
Lors d'une précédente interview au Daily Telegraph, l'ancien président avait déjà fait part de sa « très grande déception », reprochant à Keir Starmer d'avoir mis « beaucoup trop de temps » à donner son accord. « Cela ne s'est probablement jamais produit entre nos deux pays auparavant », avait-il ajouté, suggérant que le premier ministre s'inquiétait de questions de légalité.
La réponse ferme de Keir Starmer
Face à ces accusations, Keir Starmer a répondu lors d'une allocution au Parlement britannique. « Il est de mon devoir de juger ce qui est dans l'intérêt national du Royaume-Uni », a-t-il rappelé, défendant sa décision de ne pas s'impliquer immédiatement dans les frappes initiales.
Le premier ministre a également été interpellé par la cheffe de l'opposition conservatrice, Kemi Badenoch, qui a critiqué le refus initial concernant Diego Garcia et l'absence de soutien explicite à l'opération américano-israélienne. Keir Starmer a toutefois assuré que les États-Unis n'utiliseraient pas les bases britanniques à Chypre contre l'Iran, après qu'une de ces bases a été frappée par un drone iranien.
Un contexte géopolitique tendu
Cette polémique survient dans un climat de guerre au Moyen-Orient, où les frappes israéliennes et américaines suscitent des inquiétudes internationales. Donald Trump a par ailleurs loué les relations actuelles des États-Unis avec d'autres pays européens, comme la France et l'Allemagne, contrastant avec sa vision d'une relation spéciale affaiblie.
Malgré les tensions, Londres a finalement accepté que Washington utilise ses bases militaires, dont Diego Garcia, pour cibler des sites de missiles iraniens, montrant une évolution dans la position britannique.



