Trump critique le show de Bad Bunny au Super Bowl, qualifié d'« affront à l'Amérique »
Trump critique Bad Bunny au Super Bowl, un « affront à l'Amérique »

« Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type. » Cette phrase, postée par Donald Trump sur son réseau Truth Social peu après la fin du spectacle de mi-temps du Super Bowl ce dimanche, résume le mécontentement de l'ancien président américain face à la performance du chanteur Bad Bunny.

Une réaction virulente de Trump

Dans son message, Donald Trump n'a pas mâché ses mots, qualifiant le concert d'« affront à la grandeur de l'Amérique ». Il a également décrit la danse de Bad Bunny comme « dégoûtante, en particulier pour les jeunes enfants », ajoutant que c'était « une gifle dans le visage de notre pays ». Cette critique intervient après que Bad Bunny a interprété ses chansons presque exclusivement en espagnol lors du show, une langue parlée par plus de 41 millions de personnes aux États-Unis.

Un contexte politique tendu

Dès l'annonce de la setlist fin septembre, plusieurs élus et personnalités de la droite américaine avaient condamné la sélection de Bad Bunny et du groupe de rock Green Day, ce dernier étant connu pour ses critiques envers Donald Trump. À l'époque, Trump avait déjà qualifié ces choix d'« horrible ». La semaine dernière, lors des Grammy Awards, Bad Bunny, qui a remporté trois trophées dont celui d'album de l'année, avait appelé à mettre « ICE dehors », en référence à la police américaine de l'immigration, déclarant : « Nous ne sommes pas des animaux […] nous sommes humains et nous sommes américains. »

Une célébration de la culture latino-américaine

Accompagné d'une troupe de danseurs, Bad Bunny a offert un spectacle immersif, se promenant dans les allées d'un village portoricain recréé pour l'occasion, avec un salon de beauté, un vendeur de glaces et des joueurs de dominos. Il a interprété plusieurs de ses standards, tels que « Titi Me Pregunto », « Nuevayol » et « Monaco ». Face à lui, une impressionnante brochette d'invités de marque du monde hispanique, incluant l'acteur Pedro Pascal et les chanteuses Karol G et Cardi B, s'est déhanchée.

Un duo surprise avec Lady Gaga

Le spectacle a culminé avec un duo surprise avec Lady Gaga, qui a livré une version salsa de son titre à succès « Die With A Smile ». Bad Bunny, vêtu d'un costume croisé blanc crème et de baskets assorties, a remplacé Bruno Mars pour cette occasion. Il a conclu le show en détournant le « God Bless America », un hymne cher à beaucoup d'Américains, pour en faire un slogan à la gloire de tout le continent, avec une procession de drapeaux latino-américains.

Ainsi, Bad Bunny a transformé le spectacle de la mi-temps du Super Bowl en une célébration vibrante de son archipel natal de Porto Rico et de l'Amérique latine toute entière. Sans faire référence directe à Donald Trump cette fois, il a chanté et s'est exprimé quasi exclusivement en espagnol, affirmant la diversité culturelle des États-Unis.