Pam Bondi quitte la Justice américaine après les critiques sur l'affaire Epstein
Pam Bondi quitte la Justice après l'affaire Epstein

Pam Bondi évincée de la Justice américaine après le fiasco Epstein

Très critiquée sur l'affaire Epstein, dont la publication des fichiers protégés a tourné au fiasco, Pam Bondi était sur la sellette depuis plusieurs semaines. Elle vient d'annoncer son départ vers le secteur privé, renvoyée par Donald Trump. L'intérim de cette fidèle du président sera assuré par le numéro 2 du ministère de la Justice, Todd Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump, a ajouté le président américain sur son réseau Truth Social.

Un départ sous la pression des critiques

Il s'agit de la deuxième responsable de haut niveau évincée de l'administration Trump, moins d'un mois après la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem. Donald Trump reproche à Pam Bondi sa gestion du dossier du criminel sexuel Jeffrey Epstein ainsi que de ne pas avoir suffisamment fait inculper des personnalités qu'il considère comme des ennemis personnels, affirme CNN.

Todd Blanche, qualifié par Donald Trump de « juriste très talentueux et respecté », était apparu en première ligne sur le dossier Epstein lors de la publication par le ministère de la Justice le 30 janvier de « plus de trois millions de pages » du dossier de Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019 à New York avant son procès.

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Une défense inconditionnelle de Trump

Pam Bondi, ex-procureure générale de Floride, s'est illustrée en tant que ministre de la Justice par une défense inconditionnelle du président républicain, notamment lors d'auditions houleuses face aux élus démocrates au Congrès. En février, plusieurs ténors démocrates l'avaient accusée « d'étouffer » l'affaire Epstein en ne respectant pas la loi obligeant l'administration Trump à faire toute la transparence sur ce dossier politiquement explosif.

« Vous ne montrez pas beaucoup d'intérêt pour les victimes, Madame la ministre de la Justice, qu'il s'agisse de celles du réseau d'exploitation d'Epstein ou de la violence gouvernementale meurtrière contre des citoyens américains à Minneapolis », lui avait ainsi lancé Jamie Raskin, principal membre démocrate de la commission judiciaire de la Chambre des représentants.

Des poursuites controversées

Les démocrates avaient par ailleurs interpellé la ministre sur les poursuites pénales téléguidées par le président contre des cibles désignées de sa vindicte, dont plusieurs ont fait long feu. La justice a ainsi annulé les inculpations de l'ex-directeur du FBI James Comey et la procureure générale de l'État de New York Letitia James, et des jurys de citoyens ont refusé d'inculper six élus démocrates qui avaient exhorté les militaires à désobéir aux « ordres illégaux » de l'administration.

« Vous avez transformé le ministère de la Justice au service du peuple en instrument de vengeance de Trump. Trump commande des inculpations comme il commanderait des pizzas, et vous vous exécutez », avait raillé Jamie Raskin. Malgré ces critiques, Donald Trump a salué l'action de la ministre sortante, qualifiée de « grande patriote », contre la criminalité, tout en procédant à un remaniement de son équipe judiciaire.

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