Gallup met fin à 90 ans de sondages présidentiels, Trump critiquait les chiffres
Gallup arrête les sondages présidentiels après 90 ans

Gallup abandonne la mesure de la popularité présidentielle après près d'un siècle

L'institut de sondage américain Gallup a annoncé la fin de sa pratique historique de mesurer la popularité des présidents des États-Unis, une activité qu'il menait depuis environ quatre-vingt-dix ans. Cette décision a été rapportée mercredi 12 février par le quotidien The Hill et le site d'information Axios, suscitant des réactions dans le paysage politique.

Un contexte marqué par les critiques de Donald Trump

La nouvelle intervient alors que l'ancien président américain, Donald Trump, a régulièrement accusé les instituts de sondage de produire des chiffres « truqués » à son encontre. Le mois dernier, sur sa plateforme Truth Social, il avait même estimé que « les sondages faux et frauduleux » devraient être considérés comme « un crime ». Ces déclarations ont alimenté un débat sur la fiabilité des enquêtes d'opinion dans le contexte politique actuel.

Gallup justifie sa décision par des raisons stratégiques

Interrogé par The Hill pour savoir si la Maison Blanche avait influencé cette décision, un porte-parole de Gallup a évoqué « un changement stratégique uniquement fondé sur les objectifs et les priorités de recherche » de l'entreprise. Il a ajouté : « Notre engagement est de mener des recherches méthodologiquement rigoureuses sur le long terme concernant les questions et les conditions qui façonnent la vie des gens. » Gallup n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire de l'Agence France-Presse (AFP), laissant planer des questions sur les motivations exactes derrière ce revirement.

Le déclin de la popularité de Trump selon Gallup

Les dernières études de Gallup ont montré que la popularité de Donald Trump a connu un déclin constant depuis le début de son second mandat, il y a un an. Elle est passée de 47 % d'opinions favorables lors de son investiture à seulement 36 % en décembre 2025, selon les données les plus récentes publiées par l'institut. En comparaison, le président John F. Kennedy bénéficiait du taux d'approbation moyen le plus élevé parmi les présidents suivis par Gallup, atteignant environ 70 %.

Cette décision de Gallup marque la fin d'une ère dans le suivi de l'opinion publique aux États-Unis, alors que les sondages présidentiels étaient devenus un baromètre clé de la politique américaine. Elle soulève également des interrogations sur l'impact des critiques politiques sur les pratiques des instituts de recherche et sur l'avenir de la mesure de la popularité des dirigeants dans un climat de méfiance croissante.